La France de Macron et la France des Gilets Jaunes

La crise des Gilets Jaunes révèle l’existence de deux France que beaucoup opposent : Principes, histoire, croyances, ambition. Ni l’une ni l’autre ne cédera. Et l’issue de la crise de peut-être se trouver dans la disparition de l’un des deux.

Nombreux ont été et nombreux seront les commentaires écrits ou à écrire sur le mouvement des Gilets Jaunes. Il est probable que l’Histoire retienne sous le vocable de crise sociale lourde et majeure du quinquennat Macron cet épisode de contestation émaillé de violences sidérantes. Pourtant, avant des’intéresser à la trace que laissera cet épisode dans les mémoires, arrêtons-nous un instant sur le portrait de la France de 2018, celle d’Emmanuel Macron mais pas seulement la sienne car c’est bien là que le bât blesse. Tout au long de sa campagne électorale, Emmanuel Macron n’a eu de cesse de répéter de vouloir changer le destin du pays en réformant de l’intérieur un des plus vieux Etat du monde. Pour résumer le plus synthétiquement possible, sans tomber dans la caricature, l’homme voulait donner à la France les allures d’une start-up, moderne et connectée, jeune et dynamique,enthousiaste et prête à embrasser le XXIème siècle avec fougue et passion. C’était, et c’est très certainement secrètement encore son ambition.

Nouveau Monde et blocages

D’autres avant lui avaient essayé d’assimiler la France à une entreprise qui n’attendait qu’un gestionnaire à la poigne de fer, à l’image de Nicolas Sarkozy, qui on s’en souvient voulait « aller chercher la croissance avec les dents ! » L’image était originale mais l’homme a dû reculer et céder pour finalement quitter piteusement l’Elysée.Emmanuel Macron fort de cette expérience, pensait en revanche,épouser son temps et plonger la France dans le Nouveau Monde en faisant fi des réticences et des blocages, bref de l’Histoire d’un pays où la modernité côtoie encore de puissantes et profondes habitudes dont chacun jugera de la pertinence. Erreur de jeunesse ou infernale hubris qui lui attira la foudre des dieux ! Face au président quadragénaire, une population composite où se retrouvent partisans et détracteurs, indécis et indifférents, ces derniers peu portés sur la vie politique, souvent abstentionnistes,vivent globalement un quotidien terne et fade, loin des préoccupations du monde politique. Et ce sont eux qui constituent aujourd’hui l’essentiel du contingent des Gilets Jaunes, des hommes et des femmes dépassés par le monde et ses mutations, submergés par les nouvelles obligations dictées par l’adaptation forcée au processus de mondialisation au défi environnemental, terrifiés par la couleur libérale que le Président Macron entend donner à la social-démocratie qu’il défend.

Illusion et revendications

A l’arrivée, deux mondes qui s’opposent et s’entendent mal (Lire lemonde.fr www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/08/)  D’aucuns évoqueraient une fracture sociale pour reprendre la dialectique de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995 mais le mal est certainement plus profond car deux France sont désormais en concurrence, le comble dans un monde où le marché fait loi. Espérer les réconcilier est illusoire car l’une et l’autre sont viscéralement attachées à leurs principes et leurs idées. Les Gilets Jaunes se vivent et se sentent victimes d’une marche en avant forcée vers un monde qui les terrorise car inconnu et dans lequel leurs croyances et leurs principes n’auraient aucune prise ; l’autre France, plus ou moins en adéquation avec le discours macronien sans pour autant renier les revendications des Gilets Jaunes, prête à franchir le pas à condition que celui-ci ne s’accompagne pas d’une chute trop violente, comprenez que les amortisseurs sociaux ne soient pas démantelés. In fine, un constat à l’interprétation cruelle s’impose : puisque ni l’un ni l’autre ne cédera, l’un ou l’autre devra disparaître. Mais lequel des deux ?

Condorcet au secours des Gilets Jaunes

Entre contestation protéiforme et absence de cohérence intellectuelle, le mouvement des Gilets Jaunes brille aussi par une certaine méconnaissance du système qu’il dénonce. Au risque de rapidement se décrédibiliser.

Alors que la France se déchire sur la question des Gilets Jaunes, sur les violences concomitantes au mouvement et sur le ras-le-bol fiscal qui étoufferait le pays, pourquoi ne pas s’attarder sur l’un des plus pertinents aphorismes de l’un des plus fertiles penseurs du XVIIIème siècle, à savoir Condorcet. « Il faut enseigner ce qui suffit à ne point dépendre », cette citation prend ainsi au regard des événements actuels et de la contestation qui l’épouse tout sons sens. Comment ? Et bien en analysant la portée du propos du mathématicien et philosophe, l’on devine combien celui-ci croyait et plaidait pour l’émancipation de l’individu par le savoir et la connaissance. Une fois libéré des chaînes de l’obscurantisme qui le retient prisonnier de l’ignorance, l’Homme peut ainsi accéder à un niveau de compréhension de son environnement et des évolutions de ce dernier. Or, à ce jour, nous entendons en France un discours somme toute assez flou, composé de revendications des plus farfelues aux plus réalistes mais toutes noyées dans un mouvement hétéroclite où prédomine une ignorance évidente du système pour lequel le pays a opté voilà des décennies.

Ignorance et punition

Ce système, dénoncé aujourd’hui, c’est l’Etat-Providence, celui qui permet à chacun de nous de profiter de services publics ou d’actions publiques diverses qui vont de l’hôpital à l’école en passant par les allocations sociales si utiles et vitales pour les plus démunis. Les exemples ne manquent pas. Et preuve de cette ignorance, le leitmotiv permanent des Gilets Jaunes prompt à dénoncer pelle-mêle les taxes et les impôts dans un même paquet qui n’aurait que pour but d’étrangler les populations. Rappelons-le, au sein d’un Etat-Providence, l’impôt et la taxe, pour reprendre la dialectique actuellement employée, n’ont rien de ponctions punitives mais sont l’illustration matérielle de la contribution financière de chacun à la richesse nationale en vue de redistribution. Certes, l’on peut arguer que le montant du prélèvement fiscal global est lourd en France (56% des revenus – Lire l’article sur lefigaro.fr : http://www.lefigaro.fr/impots) mais ce prélèvement, essentiel dans un Etat-Providence fait de la France un des pays les plus confortables du monde et des mieux lotis au point de vue socio-économique. Que le système en question recèle des failles, des gabegies, des erreurs voire des sur-impositions, personne n’en disconvient mais demander plus d’étatisme sans le financement par l’impôt est proprement impossible. Hurler à la dictature de la taxe et de l’impôt avait un sens en 1789 quand la richesse produite était ponctionnée à des fins purement personnelles sans la moindre optique de redistribution par le monarque absolu mais en 2018, le discours n’a plus de sens et de raisons d’être. Supprimer l’impôt ou les taxes reviendrait à tuer l’Etat-Providence, celui à qui l’on demande justement aujourd’hui plus d’efforts et d’interventionnisme. Et Condorcet dans tout cela ? Son aphorisme, fort à propos, est alors à considérer comme une invitation à la réflexion et l’étude, non celle qui pousse le chercheur et le penseur dans un univers déconnecté, mais celle qui incite chacun de nous à se pencher sur les fondements du système qui est le nôtre, à nous verser dans le texte et non dans l’insulte pour comprendre et non combattre un Etat-Providence non pas fatigué mais mal appréhendé. Précisons-le, il appartient à chacun de s’abreuver aux sources du savoir afin de donner corps à sa réflexion, car, associé à des violences fruits de casseurs obtus, le mouvement des Gilets Jaunes tend à se décrédibiliser.

Un si fragile gilet

Sans préjuger de son avenir, le mouvement des Gilets Jaunes traduit aussi l’existence d’une conscience écologique à deux vitesses. L’une supposée prête à consentir aux efforts nécessaires, la seconde effrayée et ancrée dans un quotidien qu’elle imaginait figé. Explications.

Après les incidents survenus samedi 24 novembre à Paris dans le cadre de la manifestation des Gilets Jaunes, se pose désormais la question du souvenir que laissera le mouvement sensé à l’origine contester la hausse du prix du carburant ? Echaudés par une politique macronienne aux accents jupitériens et à la verticalité assumée, les Gilets Jaunes ont fait valoir avec force agitation leurs arguments dans une capitale ébahie. (Lire lefigaro.fr : Jean-Pierre Le Goff : «Les gilets jaunes, la revanche de ceux que l’on a traités de “beaufs” et de “ringards”» ) Pour autant, loin des dégradations générées, il n’est pas inopportun de s’interroger sur l’identité de celles et ceux qui depuis le 17 novembre multiplient les opérations escargots,occupent les péages ou ralentissent le trafic automobile dans les différentes agglomérations du pays.

Silence et contrainte

Beaucoup ont évoqué cette France périphérique, noyée dans un concept géographique contesté sans être nécessairement totalement invalidé, cette France composée de rurbains, contrainte d’utiliser son véhicule pour tous les jours se rendre sur son lieu de travail ou se déplacer pour diverses raisons, silencieuse et besogneuse, loin de l’agitation médiatique et qui se sent comme oubliée ou délaissée par l’Etat ou la collectivité. Il appartiendra à chacun de juger de la pertinence de ce concept et des réalités qu’il essaie d’englober mais il n’est cependant pas erroné d’affirmer qu’il existe en France aujourd’hui une frange de la population pour laquelle la contrainte environnementale (celle qui justifie pour le Gouvernement la hausse de la Taxe intérieure de consommation de produits pétroliers –TICPE) reste encore floue et absconse, sans effet concret ou visible,donc au pire injustifiée ou mieux prématurée. Sans nier ou contester le réchauffement climatique, cette frange de la population ne semble pas avoir intégré la nécessité de désormais changer de mode de vie afin de ne pas hypothéquer l’avenir. Enfermée dans des certitudes où seules prévalent pouvoir d’achat et difficultés du quotidien, cette France dite silencieuse vit la hausse des carburants et plus globalement la politique menée par le Gouvernement comme une forme agression à son mode de vie, une atteinte à son confort chèrement acquis et pour lequel certains sacrifieraient beaucoup. Il apparaît ainsi que la conscience environnementale propre à chacun et que chacun nourrit à l’aune de ses convictions et de ses actes prend l’aspect d’une logique à deux vitesses :une prête à consentir à l’effort, l’autre préoccupée, et il serait difficile de la blâmer, par le pragmatisme du quotidien.

Effroi et puissance naturelle

Il serait inutile et méprisant de vouloir opposer une élite éclairée consciente des enjeux environnementaux et une masse protéiforme, inculte et ignare de ces propres enjeux qui s’arc-bouterait sur un univers pétri de réalité accablante (Lire lemonde.fr : Gilets jaunes » : « Les élites parlent de fin du monde, quand nous, on parle de fin du mois »). L’analyse sociologique qui en découle est plus fine et complexe qu’une simple opposition frontale et manichéenne, source d’incompréhensions de part et d’autre. In fine, le mouvement des Gilets Jaunes révèle l’existence d’une population effrayée par la puissance de la Nature et mais surtout par les efforts que celle-ci nous impose à court terme quand cette même population pensait le temps et l’espace figés, seulement rythmés par des décisions étatiques qui amélioraient ou assombrissaient leur quotidien. Et les raisons de ces réflexes de défense sont multiples et pas seulement dictées par un quotidien laborieux : isolement spatial et culturel, sentiment d’abandon et de déclassement figurent aussi au rang des raisons susceptibles d’expliquer un mouvement trop hétérogène pour pouvoir survivre dans le temps. Car à terme, submergés par la volonté de la majorité de mener une vie sinon paisible du moins exempte de débordements, les Gilets Jaunes s’en retourneront eux-aussi à leur quotidien.

Retrouvez ces articles sur le site haute-lifestyle.com

D’hommages et dommage ?

La fin des célébrations du centenaire de la Première Guerre mondiale ne laisse pas sans interroger sur les rapports des Français à l’Histoire. Et si ces derniers avaient tout simplement changé ?

Alors que se sont achevés, avec la commémoration de l’Armistice de 1918, les quatre ans de célébration de la Première Guerre mondiale, il convient peut-être de s’interroger sur la trace historique et sociale que laissera cet épisode commémoratif. Certes les livres d’Histoire continueront à évoquer le Premier Conflit mondial, et note sera faite des célébrations du centenaire, mais globalement que restera-t-il de l’épisode 2014-2018 avec comme point d’orgue le 11 novembre 2018 ? D’aucuns l’affirment : Les Français aiment l’Histoire et leur Histoire en particulier. L’affirmation qui peut valoir de réponse est peut-être péremptoire car rien aujourd’hui ne vient totalement la confirmer. Et s’appuyer sur le succès remporté par les documentaires télévisés ou les émissions dédiées à la matière ne suffit pas à en faire une règle absolue. Autant le dire sans fard, les jeunes générations, celles qui écriront les livres d’Histoire demain semblent n’avoir cure des obsessions mémorielles ou de la nécessité d’entretenir une trace historique qui leur paraît des plus lointaines.

Trace et poids

Certains crieraient au scandale voire au blasphème pédagogique mais c’est un fait : les quatre ans de commémorations passés ont certainement plus été marqués par les événements nationaux et internationaux (Attentats terroristes, tensions diplomatiques…) que par le poids et la trace de la succession des célébrations sensées redonner vie à un conflit centenaire. Erreur de programmation ou surestimation du poids de l’Histoire dans notre société ? Certainement les deux et ce dans un monde contemporain où la valeur de la culture et du savoir a pris la forme de l’appartenance à une élite sociale qu’Internet cherche, parfois à raison et avec succès, à combattre. Quant à la trace laissée par ces quatre années, elle sera certainement moins profonde que le conflit en lui-même, se fut-il achevé il y a cent ans. Triste constat que celui de voir un pays ancien, revendiquant une histoire passionnante, parfois noire et indigne, se désintéresser de ce qui pourrait le rattacher à son passé. Est-ce à dire que la parole est à l’avenir ? Certes ! Mais elle l’a toujours été ! Y compris et a fortiori au lendemain de 1918 ! Alors qu’est-ce qui a pu changer ? Peut-être est-ce finalement le rapport que nous entretenons au passé qui a modifié notre appréhension des actes célébratifs. Naturellement, il convient de définir la nation de rapport au passé. Est-il perçu comme oppressant, lointain, inutile,…Chacun nourrira ce rapport à l’aune de ses besoins en la matière. Mais, comme affirmé plus haut, le rapport que les jeunes générations entretiennent à l’Histoire est aujourd’hui totalement, irrémédiablement différent, de celui qui prévalait jusqu’alors. L’Histoire, grave et solennelle est devenue accessoire et ludique, les manuels d’Histoire se vident pour ne prendre l’apparence que de glossaires remplis de notions et d’événements perçus comme poussiéreux et rébarbatifs.  Dès lors comment s’étonner que après quatre ans de célébrations et d’hommages divers, le centenaire de la Grande Guerre soit à bout de souffle ? Lui qui appartient déjà à l’Histoire tout comme l’événement qu’il était sensé commémorer n’a pas su insuffler le renouveau républicain et communautaire espéré, de ceux qui unissent et soudent un peuple. C’est certes dommage. Peut-être. Mais c’est ainsi, l’Histoire de l’Histoire passe, elle aussi.

Quand Donald Trump pense à la fin

Une défaite lors des élections de mi-mandat augurerait une seconde partie de mandat à négocier avec prudence et douceur pour Donald Trump et ce dans la perspective de 2020. Autant de vertus qui manquent au président actuel face à des prétendants ambitieux.

Alors qu’approchent les Mid-Terms, devant se tenir le 6 novembre prochain, scrutin devant essentiellement renouveler la Chambre des Représentants (lire l’article sur lesechos.fr : Etats-Unis : ce qu’il faut savoir avant les élections de mi-mandat), il est fort à parier que Donald Trump, président en exercice, en sera naturellement un spectateur assidu, l’issue du rendez-vous électoral étant potentiellement porteuse de changements à venir au cours des deux années de mandat restant. Les données sont claires. En cas de victoire, Donald Trump pourra interpréter les résultats comme une adhésion du peuple américain à la politique menée depuis deux ans, politique faite d’isolationnisme forcené et de protectionnisme débridé. Et dans le même temps, l’ancien homme d’affaires pourra aussi envisager l’élection de novembre 2020 sous les meilleurs auspices quel que soit l’adversaire que la convention démocrate aura désigné pour l’affronter. En cas de déconvenue en revanche, entendez une chambre qui basculerait dans le camps démocrate au lendemain du 6 novembre, Donald Trump serait alors dans une situation politique loin d’être inédite à Washington, (Bill Clinton, Georges W. Bush et Barack Obama ayant dû composer avec des majorités d’opposition durant leurs mandats respectifs) mais qui l’obligerait à bien plus de prudence et de retenue, forcé par les événements à adoucir son propos et sa politique pour éviter de froisser les franges sensibles de l’électorat républicain, voire plus.

Prétendants et ambitions

Entre prudence et douceur, l’actuel locataire du 1600 Pennsylvania Avenue devrait aussi regarder d’un œil bien plus attentif que jusqu’alors les manœuvres engagées par les Démocrates et notamment par les figures montantes du parti, Gavin Newsom (Lire l’article sur lesechos.fr : Californie : Gavin Newsom, la bête noire de Trump qui monte) et Andrew Gillum, aux ambitions pour l’instant locales bien affichées, en attendant plus si les circonstances politiques s’y prêtaient. Le premier, ancien maire de San Francisco, quasiment inconnu en Europe, a ainsi conquis le cœur des Californiens, grand Etat démocrate. Admirateur de Robert Kennedy, s’inscrivant d’ailleurs dans la légende kennedienne, Gavin Newsom, qui a entre autre ferraillé en 2008 aux côtés d’Hilary Clinton, occupe depuis 2011 le poste de Lieutenant-Gouverneur de Californie et est candidat au poste de Gouverneur du même Etat face à John H.Cox. Pour autant, l’homme est-il un rival sérieux pour Donald Trump ? Bien des étapes restent à franchir pour Gavin Newsom en particulier au sein de son propre parti où Andrew Gillum, (Lire l’article sur RFI.fr : Etats-Unis: Gillum, le Noir américain choisi par les démocrates pour la Floride) lui-aussi candidat au poste de Gouverneur en Floride, fait aujourd’hui figure d’épouvantail des plus crédibles. Issu de la communauté noire, soutenu par Bernie Sanders, l’homme, maire de Talahassee, jouit d’une popularité que peu lui auguraient et doit affronter, avec de sérieuses chances de l’emporter, le gouverneur sortant de Floride Ron DeSantis, fidèle de Donald Trump. Autant d’hommes que le Président américain devra surveiller en cas de défaite électorale le 6 novembre prochain et ce même si le Parti Démocrate, réputé pour ses atermoiements récurrents est encore loin d’avoir fait son choix. Ce qui peut-être, pour l’instant, le moyen de relativiser pour le président américain un potentiel revers.

Samba contrariée à Rio…

Si l’arrivée de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil exposerait  le pays plus à l’isolement qu’à la sortie de crise, sa potentielle élection nourrit encore le débat sur la montée des régimes populistes et interroge sur les doutes d’une Humanité angoissée.

Faut-il s’inquiéter de la possible arrivée à la tête de l’Etat brésilien de Jair Bolsonaro, candidat de l’extrême droite et ardent défenseur d’un pays qu’il entend placer, une fois élu, sous la coupe d’une dictature militaire qui ne dira pas son nom mais qui en aura tous les atours ? La réponse semble évidente où que l’on se trouve sur la planète et ce pour plusieurs raisons. Une des premières relève de la conception que nombre d’entre nous se font de la démocratie. Système certes imparfait, parfois discuté et discutable mais qui a au moins le mérite de laisser à chacun le droit de s’exprimer en vertu des libertés fondamentales qu’elle défend. Mais l’expérience Lula puis Dilma Roussef, figures de proue du Parti des Travailleurs a laissé des traces et a abîmé, à tort ou à raison, l’image que les Brésiliens avaient de la démocratie. (Lire l’article sur lemonde.fr : Election au Brésil : « Mon doigt ne tremblera pas pour voter Bolsonaro ») Et il semble clair que si le Brésil devait basculer dans la dictature, du moins dans un régime autoritaire, les libertés en question seraient, de fait, considérablement réduites. La seconde réponse en revanche relève d’approches peu évidentes de prime abord mais sont cependant, ou pourraient à terme le devenir, lourdes de conséquences d’un point de vue économique pour le Brésil.

Protectionnisme

Poids lourd de l’Amérique Latine, puissance agricole mondiale, deuxième producteur de soja après les Etats-Unis, le Brésil appartient au club fermé des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), ensemble de pays émergents devenus au fil des années et par le biais de la mondialisation des acteurs incontournables du commerce international. Or l’arrivée de Jair Bolsonaro au pouvoir pourrait engendrer la mise en place d’une politique protectionniste aux conséquences difficiles à établir tant les entrelacs commerciaux qui unissent les puissances internationales sont nombreux, obscurs et parfois abscons. Pour autant, le Brésil, aujourd’hui rongé par une corruption quasi-endémique, une pauvreté récurrente, et une profonde crise économique et sociale, qui lui confèrent tous l’image d’un pays à la dérive prêt à se jeter dans les bras du militarisme défendu par Bolsonaro, aurait beaucoup à perdre à durcir sa politique commerciale au regard de sa situation. D’un point de vue économique naturellement car tout aussi puissant soit-il, le Brésil reste en priorité un pays exportateur de matières premières agricoles diffusées sur l’ensemble de la planète. Et un retournement de situation politique, et son corollaire l’atteinte aux Droits de l’Homme, (Lire l’article sur lesinrocks.com : Brésil: Bolsonaro promet « la prison ou l’exil » pour les « gauchistes » quand il sera élu) serait susceptible de détourner nombre de pays de Rio ou de décourager toutes velléités commerciales. La conséquence directe serait donc évidente et du moins se traduirait-elle par un refroidissement de ses relations internationales.

Considérations et doutes

Enfin,le retour aux années de plomb, qui semble plébiscité par une majorité de Brésiliens, pourrait aussi s’inscrire dans la volonté d’un peuple d’achever, comme le rappelle l’historienne spécialiste du Brésil Maud Chirio, l’action de répression engagée par la dictature militaire à l’heure où celle-ci était au pouvoir (Lire l’article sur lemonde.fr : Maud Chirio : « Bolsonaro va mettre en place un régime fascisant »). Loin de toutes considérations philosophiques, commerciales ou économiques, le peuple brésilien donne aujourd’hui le sentiment de se moquer des conséquences de ses choix, agissant certes en nation souveraine et démocratique mais aussi insouciante et immature. Car si l’arrivée de Jair Bolsonaro à la tête de l’Etat devait se confirmer, la notion de souveraineté du peuple brésilien n’apparaîtrait plus alors comme une question prioritaire mais comme un artifice démocratique gênant dans toute démoctature. Mais l’évènement traduirait aussi la montée constante de mouvements autoritaires au sein d’une Humanité en plein doute. Ne serait-ce pas aussi cela le plus dangereux ?

Marianne, Marie-Jeanne et le fisc

Les exemples canadiens et californiens sauront-ils pousser le législateur français à dépénaliser le cannabis ? La réponse se trouve peut-être dans la fiscalité actuellement liée au tabac et qui pourrait aussi s’appliquer par transfert au cannabis.

Après que l’Etat de Californie et Canada ont respectivement décidé de légaliser la consommation de cannabis récréatif, la question qui brûle les lèvres de nombre de consommateurs dans le Monde et en France en particulier est : Quel sera le prochain pays à légaliser l’usage de cette substance pour certains encore illicite ? (Lire l’article dans lemonde.fr : Légalisé, dépénalisé, prescrit… le cannabis dans le monde en neuf graphiques) Arrêtons-nous au seul cas de la France et pour cause, c’est celui qui nous concerne. A ce jour, dans l’Hexagone, la possession de cannabis est interdite et illégale, et la loi prévoit une amende maximale de 3.750€ et une peine de un an de prison pour qui s’en rend coupable. Voilà pour ce qui est de la loi. Dura lex, sed lex ! Mais l’autre question qui émerge derrière la décision canadienne et qui pourrait finalement faire école en France ou ailleurs renvoie aux bénéfices que les pouvoirs publics pourraient tirer de la légalisation du cannabis dans un cadre strictement récréatif. Et cette consommation de pousser naturellement à s’intéresser à une autre consommation, celle de cigarettes. En chute libre depuis de nombreuses années (Lire article dans lesechos.fr : Tabac : baisse historique du nombre de fumeurs en France), la baisse du nombre de fumeurs (moins un million de fumeurs entre le deuxième semestre 2016 et le deuxième semestre 2017) est aussi le corollaire d’une baisse significative des recettes fiscales liées au tabac, même si l’augmentation récente du prix du paquet compense automatiquement et sans délai la baisse des recette fiscales.

Transfert de fiscalité

Pour autant, si la Sécurité Sociale peut se réjouir de cette baisse en raison de la raréfaction des maladies engendrées par la consommation de tabac (lire l’article sur europe1.fr : Un million de fumeurs en moins, une aubaine pour les caisses de l’État ?), il est toutefois peu probable que l’Etat laisse filer la manne d’une consommation de cannabis, fut-il récréatif, sans prendre sa part. Aussi, n’est-il pas interdit de penser qu’un transfert de fiscalité s’opérerait, ou s’opérera, si le cannabis devait un jour être légalisé en France. Pour résumer simplement le raisonnement : la baisse de la consommation de tabac ne générant plus assez de recettes au regard de la consommation croissante de cannabis, pourquoi ne pas imaginer taxer la consommation de cannabis ? Il ne s’agirait donc en réalité que d’une seule question de fiscalité et de recettes induites ? Le raccourci est certes facile et fleure bon le cynisme mais dans un Etat-Providence, à l’image de la France, toute consommation, naissante ou confirmée, est prise dans l’étau de la fiscalité. Certains crieront au scandale, d’autres à la normalité. Or, il convient de préciser que près de 80% du prix d’un paquet de cigarettes est composé de taxes dues à l’Etat. Tout cela convenons-en n’est pour l’heure que pure spéculation mais devant la dérèglementation progressive du cannabis dans nombre de pays, devant l’hypocrisie qui prévaut en la matière et la demande sociale qui plaide pour une légalisation du moins récréative, il est fort à penser que la France cèdera aussi à cette pression. Mais que Marianne se rassure, cette concession saura être certainement compensée par un effort fiscal qui gommera ses réticences…

Encore un peu de Trump Cake… !?

La baisse du taux de chômage à son plus bas niveau depuis 1969 aux Etats-Unis tend à conforter Donald Trump dans ses choix économiques tout en ternissant les institutions de la démocratie américaine par la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour Suprême.

L’article paru dans Le Monde (Lire lemonde.fr : Le chômage américain au plus bas depuis 1969) aurait presque pu passer inaperçu. Et pour cause : l’actualité de ces derniers jours a été si dense qu’elle a occulté la portée implicite de l’article en question. De quoi s’agit-il enfin ? De quelques lignes expliquant avec force détails que le taux de chômage Outre-Atlantique est tombé à son plus bas niveau depuis 1969, soit 3,7% de la population active des Etats-Unis. « Grand bien leur fasse ! » diront nombre d’observateurs distraits et plus préoccupés par la situation nationale qu’américaine. On peut les comprendre certes mais dans une certaine limite. Une explication s’impose.

Cynisme et dévoiement

La conjoncture économique, exceptionnelle pour de nombreux économistes, que vivent actuellement les Etats-Unis a naturellement été saluée par le Président Trump, trop heureux de vanter les effets de sa politique de réduction d’impôts et d’augmentation des dépenses avec pour objectif annoncé une croissance de l’ordre de 3,1% au terme de l’année 2018. De quoi réjouir un électorat pro-Trump qui n’en attendait pas moins du locataire de la Maison Blanche et surtout un président qui voit dans ces résultats ses propres résultats, ceux d’une politique résolument et volontairement libérale, à quelques semaines des élections de mi-mandat où les Démocrates sont, à ce jour, donnés vainqueurs. Rien de tel donc pour un président brocardé et vilipendé sur la Terre entière, ou presque, que de redorer son blason à l’échelle nationale, la seule qui vaille d’ailleurs pour Donald Trump. Car à désormais deux ans de l’élection présidentielle américaine, à l’heure où les Démocrates se cherchent encore un candidat valable et crédible, Donald Trump sait que des résultats économiques flatteurs porteront un mandat, certes pour l’heure jugé médiocre, vers une reconduction plausible de sa charge. Et le cynisme n’ayant pas de limite, à cet exceptionnel alignement de planètes qui confère depuis plus de neuf ans aux Etats-Unis une puissance économique insolente, s’ajoute à cela un dévoiement visible et patent des institutions de la première démocratie du monde par le Président Trump. Ainsi, c’est avec beaucoup d’attention qu’il conviendra de lire l’article de Roger Cohen, éditorialiste au New York Times (Lire l’article sur nyt.com : An Insidious and Contagious American Presidency), qui explique avec moult détails et précisions comment le président des Etats-Unis est parvenu à imposer à la Cour Suprême un candidat conservateur, Brett Kavanaugh, poursuivi dans une affaire d’abus sexuel, à la seule fin de préserver la juridiction ultime de la pyramide judiciaire américaine d’un potentiel revers aux élections de mi-mandat.

Scrupules et intérêt général

Qu’en tirer comme conséquences ? Donald Trump façonne, en dépit des écrits qui fleurissent sur sa personne (à l’image du dernier ouvrage de Bob Woodward – Fear, Trump in the White House), le pouvoir qui lui a été conféré au nom du peuple américain, les institutions dont il est sensé être le garant et le pays dont la gestion lui a été confié, à son image. Celle d’un homme d’affaires aux scrupules relatifs, voire amoraux et inexistants, prêts à placer à ses côtés des individus conscients de leur rôle nouveau et des missions qui leur seront confiées sans nécessairement se soucier de l’intérêt général. A l’arrivée, et sans alternative Démocrate valable et capable de démontrer, preuves à l’appui, les méfaits de la politique de Donald Trump, il est fort probable que le locataire de la Maison Blanche bénéficie d’un nouveau bail. Si tel était le cas, un seul point positif en ressortirait, il ne pourrait pas briguer un troisième mandat….

Simple mortel… ! Hélas pour lui !

La chute du Président Macron dans les sondages est un signal d’alerte lancé au chef de l’exécutif mais révèle aussi la fin inéluctable de l’état de grâce d’un homme confronté à une réalité longtemps occultée par une réussite insolente.

Le Président Macron serait-il rentré dans le rang ? Portée par une élection triomphale et par une conjoncture économique des plus favorables, voilà que depuis le début de l’été la machine jupitérienne semble s’être enrayée. Visiblement, l’hydromel a un goût de rance ! Celui qui voulait incarner le nouveau monde au détriment de l’ancien (l’expression est d’ailleurs discutable…!) s’est vu rattraper au début de l’été par toute une série d’affaires et autres problèmes divers dont il se serait allègrement passé. Mais oups ! Voilà que les Gaulois réfractaires et les frasques (intolérables!) d’Alexandre Benalla sont venus obscurcir le ciel élyséen. Pour peu que Gérard Colomb en rajoute une couche…! A cela s’ajoute aussi un ralentissement de la croissance économique et des prévisions plus faibles que prévues en la matière. Donc autant d’éléments qui risquent de renvoyer le président à une réalité plus terre à terre et pour le moins pragmatique de la situation et de la sienne en particulier. Dire que le Président Macron est rentré dans le rang est peut-être excessif, d’ailleurs mieux vaut pour lui qu’il n’y rentre pas trop car c’est de son originalité qu’il tire sa force et sa présence au plus haut sommet de l’Etat.

Nature et routine

Pour autant, une chose est sûre, l’ancien monde s’est rappelé à lui et l’Etat de grâce a vécu. Tout comme il a vécu pour ses prédécesseurs qui ont fini leurs mandats respectifs à genoux. Rien ne prédit que le locataire de l’Elysée subira la même fin mais un regard rapide et furtif des sondages montre qu’à peu près 30% des Français lui font confiance (Lire l’article dans lemonde.fr : Face aux difficultés, Emmanuel Macron fait son mea-culpa ). Cela dit avec 30% des voix, on peut atteindre le second tour d’une élection présidentielle mais ce n’est pas (encore…!) le sujet et la comparaison facile. Emmanuel Macron est aujourd’hui dans le dur de son mandat, à l’heure où les résultats se font attendre et où les réformes doivent dès à présents porter leurs fruits. Il doit expliquer, encore et encore, convaincre pour gagner la confiance et agir pour la conserver. De jupitérien, l’homme est passé au statut de demi-dieu avant, la nature est cruelle, de redevenir le simple mortel qu’il a toujours été. Ce qui au demeurant pourrait être un atout, voire une justification, fallacieuse et discutable convenons-en, à l’inertie ou l’échec de certaines réformes présentes ou à venir. Il était inévitable, attendu au tournant par ses opposants, que le quotidien et la routine s’invitent un jour à la table du succès rendant ce dernier soudainement plus amer. Emmanuel Macron fait les frais non pas d’un début de quinquennat manqué, seule l’Histoire dira s’il l’a été, mais de la logique du pouvoir qui érode et abîme ceux qui le détienne. Lui souvent taxé d’arrogance, certainement naturelle et servie jusqu’alors par un insolente réussite, voit son aura se flétrir car victime de la banalité. Bref ! Bienvenue sur Terre Monsieur le Président !

De divisions en additions

La guerre idéologique opposant ligne dure et ligne modérée au sein des Républicains s’est cristallisée sur le premier ministre hongrois Viktor Orban. Persona non grata pour certains, fréquentable pour d’autres, l’homme met en exergue les porosités idéologiques anciennes entre droite et extrême droite.

Si la gauche et la droite françaises ont été divisées par la candidature puis l’élection d’Emmanuel Macron, avec toutes les difficultés de reconstruction que l’une et l’autre connaissent aujourd’hui, il semble pourtant que la droite soit plus encore embarrassée par le cas Viktor Orban. Ce même homme, premier ministre de Hongrie, et qui avait fait ici l’objet de quelques lignes il y a quelques jours, est devenu, à son corps défendant (mais sans cacher sa satisfaction non plus) le centre de débats violents et échevelés au sein des Républicains. Laurent Wauquiez, président du mouvement, en vu des élections européennes de mars 2019, ne fait pas mystère de certaines proximités idéologiques avec l’homme politique hongrois, qui, rappelons-le, est membre du PPE (Parti Populaire européen au sein du Parlement européen de Bruxelles) Ce même Laurent Wauquiez s’est même fendu d’une certaine défiance à l’endroit de l’activation de l’article 7 des Traités européens suite au bafouement de l’Etat de Droit par Viktor Orban. (Lire l’article dans lemonde.fr : Les Républicains s’écharpent sur le cas du premier ministre hongrois populiste Viktor Orban )

Opportunisme et ambitions

La position du président de Les Républicains certes pleine d’opportunisme mais aussi de porosité idéologique entre la droite française et les franges extrêmes des mouvements conservateurs européens n’est pas nouvelle. Lionel Jospin l’avait déjà dénoncée en 1997 à l’occasion des élections législatives anticipées organisées au lendemain de la dissolution de l’Assemblée Nationale par Jacques Chirac. Car c’est bien de porosité, voire de collusion idéologique qu’il s’agit en l’occurrence et que Laurent Wauquiez ne prend plus nécessairement la peine de dissimuler quand Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, plaide elle pour une clarification de la position de son parti et un éloignement des thèses défendues par Viktor Orban.Valérie Pécresse, qui nourrit de vraies ambitions politiques à l’échelle nationale, tout comme Laurent Wauquiez, sait qu’une alliance, même objective, avec Viktor Orban pourrait discréditer un parti qui se veut défenseur de l’Etat de droit et républicain. Laurent Wauquiez, quant à lui, se prend à imaginer qu’un rapprochement, quel qu’il soit, pourrait potentiellement être bénéfique, entendant ainsi à demi-mot profiter de la vague populiste traversant actuellement l’Europe et dont il compte utiliser la dynamique pour réaliser un score honorable lors du scrutin européen, score qui légitimerait sa position discutée à ce jour au sommet des Républicains. (Lire l’article sur lejdd.fr :Les Républicains se déchirent sur le cas du Hongrois Viktor Orban )

Regard et facilité

Deux batailles tendent alors à se dessiner à ce jour : une opposant Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez ; la seconde celle qui oppose les partisans d’un ralliement au mouvement populiste européen, soit par opportunisme, soit pas conviction, voire les deux. La droite française, qui a toujours eu du mal à détacher son regard des extrêmes, est encore une fois tentée par la facilité d’un populisme électoralement porteur mais inconciliable avec les idéaux démocratiques portés par l’Union européenne. Eternel dilemme que celui qui agite la droite française et que l’historien René Rémond avait qualifiée de plurielle dans son ouvrage Les droites françaises. Reste désormais à savoir quelle ligne politique l’emportera : celle de Valérie Pécresse ou de Laurent Wauquiez. Ce qui est en revanche certains à ce jour c’est que toute alliance avec une formation populiste, fut-elle d’extrême gauche ou d’extrême droite, sera assimilée à une prise de risque capable de jeter Les Républicains dans une crise interne plus lourde et fratricide que celle actuellement vécue.