L’heure des comptes

La sortie progressive du confinement pousse les populations mondiales à s’interroger sur la pertinence des moyens déployés pour lutter contre le virus. Légitime ou non, la question invite les dirigeants mondiaux à s’expliquer. Non sans risque.

A l’heure où se déconfinent tour à tour les différents pays du monde, pleurant leur disparus, masques sur nez et avec la crainte de subir une des pires récessions mondiales jamais enregistrée, il est fort probable que vienne désormais l’heure des comptes. Présidents et Chefs de gouvernements savent que cette étape, incontournable, ponctuera leur mandat au risque de provoquer leur chute car la démocratie ne s’embarrasse pas de sentiments ou d’affect inutiles. Seul compte le bien et l’utilité communes. Or si la crise sanitaire et le confinement ont étouffé toutes contestations, ou si faibles qu’elles étaient à peine audibles, ces dernières vont désormais rythmer les semaines et les mois à venir avec une question lancinante : pouvait-on faire autrement ? L’interrogation bien que légitime a cependant un sens limité et pourtant d’aucuns ne retiendront que sa légitimité. A tort ou à raison, la question sera tôt ou tard posée et pour être au coeur des nombreuses échéances électorales à venir.

Panorama et fracture

Pour en comprendre l’émergence, un saut dans le passé s’impose. Il n’est pas gigantesque. Il remonte à deux mois en arrière, en plein mois de mars. Quel est alors le panorama global ? Une économie mondialisée au firmament de son activité, des places boursières dans une forme éblouissante, une menace terroriste jugulée, des taux de chômage en baisse constante dans les pays les industrialisés qui font alors penser que le plein emploi est atteignable sous peu. Encore quelques efforts et l’on touchera au but ! Et puis soudain tout s’arrête. Le vide et le néant s’installent sur un monde sans bruit et sans âmes qui vivent dans les rues. La mort rôde. Vertiges en cascade et sidération de masse. Au-delà de l’envolée lyrique, une réalité s’impose. Le confinement a généré des questions, a poussé les populations à s’interroger sur elle-même, sur leur mode de vie mais aussi sur ceux qui ont été élus ou choisis pour les diriger. (lemonde.fr :https://www.lemonde.fr/chroniques-de-la-presidence-trump) Alors que la fracture entre monde politique et société civile n’a cessé de s’aggraver au fil des années, présidents, chefs de gouvernements et autres ministres se sont retrouvés confrontés face à une situation inédite à laquelle, à leur décharge, ils n’avaient pas été formés. Mais pour nombre de nos concitoyens et de citoyens du monde, l’excuse de l’inexpérience et de l’inédit n’est plus valable, si tant est qu’elle le fut un jour. (Lesechos.fr :https://www.lesechos.fr/idees-debats)

Baptême et tribunal

Alors que, répétons-le, se profilent des jours sombres, l’avant covid-19 ressemblait presque à la Belle Epoque, celle qui fut ainsi nommée pour décrire les années précédents la Première Guerre mondiale en souvenir de sa prétendue douceur de vivre bien qu’elle fut aussi porteuse de difficultés oubliées a posteriori. Cette crise sanitaire, véritable baptême du feu pour nombre de dirigeants politiques, habitués à gérer des crises que l’on qualifieraient de classiques au regard de celle que nous venons de vivre, a révélé les forces d’hommes et de femmes souvent invisibles, la maladresse, la faiblesse ou l’habileté de ceux qui étaient en charge de responsabilités (lemonde.fr: https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05). Alors in fine, faut-il sacrifier sur l’autel des explications et des justifications des dirigeants pris de court ? Les urnes le diront et leurs sanctions, ou leurs assentiments, serviront de base à ceux qui un jour seraient confrontés à un tel évènement, proche ou éloigné dans sa forme, pour être ensuite à leur tour placés devant le tribunal des responsabilités et qu’émerge à nouveau la même question : comment aurions-nous pu faire autrement ?

Le temps des gourous

La popularité du chercheur Didier Raoult se mue en phénomène de société où se mêlent méfiance et admiration. Praticien pressé en mal de reconnaissance ou médecin aguerri, l’homme ne laisse pas indifférent au point de fasciner…ou d’agacer.

L’homme est passé du statut de médecin inconnu du grand public à celui de sauveur, et disons le franchement de gourou. Le professeur Raoult, si discret avant le début de la crise du coronavirus, a soudainement été élevé au rang de sauveur de l’Humanité car celui-ci prétendait, et prétend encore, détenir le médicament, la molécule miracle capable de guérir tout un chacun du covid-19 : la chloroquine. Depuis, nombre d’études, dont celle du Lancet, sont venues confirmer, infirmer ou pondérer les expériences menées par le professeur marseillais.(Lire franceinfo.fr : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie) Pour autant, l’enthousiasme, voire la ferveur presque iconique, qui entoure ce médecin charismatique à la dégaine de hippie égaré dans le XXIème siècle, n’est pas sans interroger sur le phénomène de dévotion qui nourrit l’image du praticien. Notre époque, visiblement en manque de repères, semble, pour une frange de la population en tous cas, s’être trouvée un gourou, éloigné du carcan étriqué de la recherche médicale et prêt à mettre au service du bien commun sa découverte. Didier Raoult n’est d’ailleurs pas le seul à avoir hérité de cette aura. Greta Thunberg, à sa manière, pourrait aussi très bien être affublée du titre.

Humanisme et contre-pied

Il est vrai que cette position, que d’aucuns qualifieraient d’humaniste, voire démagogique, à côté de la superpuissance des laboratoires pharmaceutiques lancés dans une course à la découverte d’un vaccin, tranche et étonne, pour ne pas dire agace. Est-ce à dire cependant que, par devers lui, le professeur Raoult incarne une forme de candeur et de désintéressement tels qu’ils poussent l’individu vers une popularité hors-norme ? Chacun apportera sa réponse à l’aune de ses convictions mais il est clair qu’il existe bien un phénomène Raoult. Entre Zorro et Jean Valjean, le professeur Raoult navigue dans les eaux troubles d’un anti-système qui séduit par sa fraîcheur, son contre-pied insolent à une communauté scientifique méfiante et une classe politique désemparée. (Lire lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/politique) Alors ? Gourou ou pas ? La question reste entière car devant l’ampleur de la pandémie et sa dangerosité, il conviendrait de ne pas spéculer sur quoi que ce soit, surtout pas sur les effets d’une molécule. Mais le professeur Raoult, que sa popularité ne semble pas émouvoir outre mesure, fidèle à ses convictions, illustre à sa manière une rébellion médicale qui contraste avec la doxa scientifique souvent absconse et incompréhensible pour le grand public. Et c’est peut-être là justement que se trouve le coeur du problème, l’homme a utilisé une molécule connue de longue date pour lutter contre un virus certes nouveau mais qui n’est pas invincible non plus.

Logorrhée et interrogation

Clairement, il a dédramatisé, essayé tout du moins, une crise sanitaire tout autant anxiogène de part sa nature que par le traitement politique et médiatique qui en a été proposé. Bercé par une logorrhée angoissante composé de mots forts tels que guerre, confinement, masque, contagion et autres distanciation sociale, Didier Raoult pourfendait l’atmosphère pesante et mortifère d’une crise inconnue. Se voulait-il rassurant ? Lui seul peut l’affirmer mais il est clair que ses affirmations sur les effets de la chloroquine ont ému, y compris au sommet de l’État, le président Macron se fendant courant avril d’une entrevue de près de trois heures avec l’homme providentiel. Et le Ministre de la Santé, Olivier Véran, saisissant même le Haut conseil de la Santé publique suite aux révélations du Lancet (Lire lefigaro.fr : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/) Que convient-il alors de penser de ce héros des temps modernes ? L’interrogation demeure. Une chose est certaine cependant, gourou ou pas, si Didier Raoult marche sur l’eau, transforme l’eau en vin et multiplie les petits pains, alors il aura dépassé le statut de gourou ! Quant à la chloroquine… ?

Le covid, la croissance et des questions

Entre reprise d’activité économique et réouverture des frontières, le Monde semble avoir repris le mode de fonctionnement qui prévalait avant la crise sanitaire. Mais ce réflexe interroge sur la pertinence d’une croissance porteuse de progrès et la soumission de l’Homme aux lois économiques.

D’aucuns le pensaient et le pensent certainement encore : la crise sanitaire actuelle doit être la passerelle vers un nouveau monde. La rhétorique commence pourtant à sentir le rance tant l’expression est utilisée pour tout et n’importe quoi. Mais admettons que la crise liée au covid-19 soit le moyen de passer d’un monde à un autre. Le confinement, le retour sur soi, la méditation, l’introspection, la dé-mondialisation,…bref ! Tout est prétexte à demander autre chose que ce que nous vivons depuis près de deux siècles, à savoir une course effrénée au profit, porteuse de confort et de progrès. D’ailleurs, nombre de dirigeants politiques de la planète ont appelé de leurs vœux, à commencer par le Président Macron, un changement de modèle économique, à une prise de conscience plus large et profonde des enjeux sociaux, humains et environnementaux. Certes !

Frontières et croissance

L’intention est louable mais force est de constater que la réalité est tout autre autre. Preuve en est, parmi tant d’autres, la réouverture des frontières de l’Italie aux voyageurs de l’Union européenne. La raison : le tourisme représente près de 17 % du Produit intérieur brut italien (PIB) ce qui, sans être un économiste de grand talent apparaît comme une part vitale de l’économie transalpine. En France, la réouverture des espaces touristiques (certes sous conditions) en attendant que vienne le tour des restaurants, des bars, des hôtels,…est actée car première destination touristique mondiale et pesant 7,5 milliards d’euros dans le PIB français, le tourisme fait figure de secteur vital. Et que dire de la réouverture des établissements scolaires sensée libérer les parents de leurs enfants pour mettre fin au chômage partiel indemnisé par l’Etat. En Allemagne, usines et services ont repris leur activité quand d’autres pays attendent impatiemment la date de leur déconfinement. Et la France, l’Italie ou l’Allemagne ne sont pas les seules à vouloir sauver leur économie. Le réflexe est humain et naturel mais interroge. La croissance économique est-elle aussi porteuse de progrès et de bien-être que l’on peut l’imaginer ? Un collectif d’intellectuels mobilisés depuis longtemps sur ces questions, le FAIR (Forum pour d’autres indicateurs de richesse) a jeté un pavé dans la mare pour questionner la doxa libérale (Le monde.fr : https://www.lemonde.fr/idees/article)

Main invisible et mondialisation

Ce même réflexe continue à interroger si l’on questionne l’Humanité devenue esclave de son économie et de ses impératifs alors que l’inverse devrait prévaloir. L’ancien monde, que beaucoup croyaient mis à mal par le coronavirus, est finalement en train de refaire surface, de reprendre ses droits et ses prérogatives. La main invisible décrite par Adam Smith, chantre de l’école classique économique, est sur le point d’avoir reposé son empreinte sur le quotidien. «La vie d’avant serait elle alors en train de reprendre? » s’étonnent certains. Il est encore trop tôt pour l’affirmer mais aborder la crise sanitaire comme une simple incident de parcours dans des économies intégrées pourrait aussi être un mode de pensée que certains n’écarteront pas. Ainsi et par exemple, la relocalisation des activités clefs, de certaines en tous cas, avancée par plusieurs dirigeants en réaction à la mondialisation débridée qui a privé une partie du monde de produits essentiels pendant la crise (masques, respirateurs,…) ne pourra s’effectuer avant plusieurs années qui seront autant d’espaces de négociations et de réflexions à la pertinence du débat suivi des faits. Une chose apparaît certaine à ce jour, la crise sanitaire a bouleversé un monde pétri de certitudes souvent assimilées à des principes fondateurs. (Lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/idees-debats) Reste à savoir si ce bouleversement n’était qu’une vague dans un verre d’eau, agaçante et fugace, ou un vrai bouleversement, profond et radical. Seule l’Histoire le dira… et donc le temps.

Acte II ou clap de fin ?

Parmi les premiers constats à dresser liés à l’actuelle crise sanitaire, l’accélération du temps politique. Alors qu’en France l’élection présidentielle n’aura lieu qu’en mai 2022, la campagne électorale pourrait soudainement prendre du vitesse inattendue. Explications.

Passée la période estivale, commencera à résonner, certes en sourdine, la musique insistante de la prochaine campagne présidentielle. Les plus détachés de la vie politique française argueront du fait que l’échéance 2022 est encore loin mais les plus investis politiquement sauront rappeler à l’opinion qu’il convient d’y songer dès à présent. Mais pourquoi tant de précipitation ? Parce que depuis le début de la crise sanitaire mondiale, et les conséquences humaines, sociales et économiques que nous connaissons (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/economie/video), le temps politique s’est soudainement et radicalement accéléré. Jusqu’alors bercé par le ronronnement d’une économie avançant à un train de sénateur, voyant régulièrement son taux de chômage baisser de manière encourageante, validant objectivement par là même la politique engagée par l’exécutif qui faisait mine cependant de ne pas voir émerger de nouvelles égalités, le président de la République Emmanuel Macron a été fauché en plein vol par un virus venu de Chine.

Commentaires et confinement

Entre improbabilité et sidération, Président de la République, Premier Ministre et Gouvernement ont essayé de faire face à la situation en diligentant un confinement massif qui n’a pas fini de générer commentaires et discussions. Il faudra désormais affronter l’après, c’est-à-dire la réaction à moyen et long terme des Français, privés de toutes relations humaines pendant deux mois, voire pour certains (et il est à craindre beaucoup) d’emplois et d’avenir à court terme. Est-ce à dire qu’en France, pays régicide, des têtes devront, au sens figuré, tomber ? Ce qu’Emmanuel Macron pensait être un acte II de quinquennat paisible, voire confortable, à même de faire digérer les réformes engagées et préparer en douceur une potentielle et future campagne présidentielle, va peut-être se transformer en clap de fin. Tout s’y prête : la détérioration de l’environnement économique, un virus insidieux car loin d’être éradiqué, des polémiques par dizaines sur les masques, les capacités d’accueil des hôpitaux, le retour des élèves dans les établissements scolaires…Bref ! Rien ne manquera pour savonner la planche du locataire de l’Elysée. Premier fusible désigné, le Premier Ministre. Mais rien ne le confirme ou ne l’infirme. Celui-ci verra son sort scellé en fonction du succès ou de l’échec du déconfinement. Tout semble donc réuni pour assurer une défaite électorale retentissante aux formes de sanctions.

Union sacrée et prophète

Mais il est aussi probable que la vacuité et la médiocrité des propositions avancées par l’opposition, la faiblesse idéologique des concurrents directs du président, l’urgence sanitaire nationale, l’union sacrée autour du Covid-19, l’action du président Macron à l’échelle européenne pour sauver tout ce qui pouvait encore l’être soient en revanche des armes objectives aptes à réduire la part de responsabilités de l’exécutif. Autres éléments qui pourraient jouer en sa faveur, le fait que jamais dans l’Histoire une telle crise sanitaire, réellement inédite, n’avait bousculé le monde et que Président de la République et Gouvernement ont agi sous la férule d’un conseil scientifique peut-être trop alarmiste pour certains, trop prudent pour d’autres. Seul l’avenir le dira (Lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/economie-france) Autre élément, le fait qu’en parallèle, doucement mais sûrement, la responsabilité de la Chine dans la propagation du virus sera certainement évoquée et certainement établie dans la période post-covid-19. Ainsi, prophète serait celui qui saura dire aujourd’hui quel sera l’état d’esprit des Français dans les mois à venir. Une chose est sûre en revanche, le covid-19, au-delà des modifications sociétales qu’il a généré, a aussi modifié le rapport que nombre d’entre nous entretiennent avec la politique qui ne dispose visiblement, in fine, que de peu de moyens face à la Nature.

Note : D’autres articles sont à retrouver en anglais sur le haute-lifestyle.com

De l’intérêt de l’indiscipline

Si le relâchement de la population à l’approche de la fin du confinement reste condamnable, il pousse aussi à s’interroger sur ce qu’attendent les Français au lendemain de la crise sanitaire.

Les Français sont indisciplinés ! Voilà qui n’étonnera personne. Mais cette indiscipline prend une tout autre valeur au regard de la période actuelle. Le déconfinement, qui semble désormais peser à une majorité d’entre-nous et ce d’autant plus qu’une date fixant son arrêt a été fixée, révèle pourtant aujourd’hui son efficacité. L’ensemble de la communauté scientifique, qui a par ailleurs appelé a son instauration, constate avec satisfaction combien celui-ci a permis au pays d’échapper à une saturation de ses services d’urgence et de réanimation. Reste toutefois à convaincre les Français de respecter les consignes visant à lutter contre le virus. (Lire france24.com: https://www.france24.com/fr/) Et l’indiscipline évoquée en préambule ? Qu’en est-il finalement ? Ne servirait-elle pas à l’arrivée à s’interroger sur ce que veulent réellement les Français pour l’après-covid-19 ?

Priorité et projet

Surpris, parfois sidérés, par l’engorgement des hôpitaux, multipliant les initiatives solidaires au risque de se contaminer, bravant les consignes gouvernementales pour aller aider un proche ou un parent, les Français dans leur ensemble affrontent le virus avec courage et certes, une dose de rébellion. En filigrane, la crise du coronavirus a révélé nombre de faiblesses latentes, connues mais souvent négligées ou irrésolues, de notre système de santé. Il serait inutile d’y revenir car la liste est longue. En revanche, se pencher désormais, quitte à en faire un projet politique étayé et financé sur ce que la crise a révélé et l’utiliser pour amender le système en question n’est pas farfelu. Il faudra certainement repenser et réorienter les recettes de la nation vers des priorités qui se sont avérées criantes. Lesquelles ? Elle se résume en trois thèmes : Santé, vieillesse, emploi. La première appelle désormais plus de fonds et de financements, d’ouverture de lits ou à défaut les moyens d’une meilleure prise en compte des patients en abandonnant, en ou en édulcorant, le discours libéral qui a longtemps servi de bréviaire aux tenants d’une gestion aride et sévère des comptes de l’hôpital. Cela signifie-t-il qu’il faut laisser filer les déficits ? Non ! Mais réorienter pour mieux dépenser n’est pas insultant.

Marginalisation et âge de raison

Le second, la gestion de la vieillesse s’impose comme une évidence. La marginalisation officieuse mais de fait des personnes âgées placées en EPHAD a sauté aux yeux de tous. Certes intégrés au système de santé actuel, ces établissements devront faire à l’avenir l’objet d’une attention accrue, avec par exemple, un droit de regard plus lourd des pouvoirs publics sur leur gestion administrative et sanitaire des lieux d’accueil. Le troisième, l’emploi. Si le spectre d’un retour du chômage de masse guette, il n’est pas obligatoirement gravé dans le marbre. Mais la crise a mis en exergue combien le télétravail était un substitut à nombre de déplacements, (confortant les thèses environnementalistes d’une consommation atténuée de carbone), pouvait générer de nouvelles formes d’activités en se basant sur un internet qui, grâce à cette crise, a atteint une forme d’âge de raison. Une chose semble quasi-certaine désormais, l’après covid-19 ne ressemblera pas à l’avant. A condition de savoir saisir l’opportunité qui nous est offerte.