L’hôpital, entre coût et prix

La dette accusée par l’ensemble des hôpitaux français sera en partie reprise par l’Etat. Mais si le financement de l’institution n’est pas remis en cause, les raisons du déficit restent entières et sans réponses viables. Explications.

Trente milliards d’euros. C’est le montant de la dette des hôpitaux français. La somme a de quoi tétaniser quand on sait que les établissements publics sont entravés dans leur politique d’investissement en raison justement de cette dette ventilée à hauteur du nombre d’hôpitaux. Le Premier Ministre a d’ailleurs précisé que l’Etat, à savoir la collectivité nationale via l’impôt prélevé, épongerait à hauteur de 10 milliards, soit 30%, l’encourt actuel (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/11/20/). Le geste est certes généreux mais il perd de sa grandeur si l’on rappelle que l’hôpital est le premier espace de soins pour tous les Français, quels qu’ils soient, et qu’il est finalement du devoir de l’Etat d’agir en faveur de la santé de tous. Passé ce constat, vient le temps des questions et parmi elles comment les hôpitaux, en dépit des efforts budgétaires consentis depuis des décennies, efforts traduits par la réduction de lits, par la faiblesse des traitements accordés aux agents de la fonction publique hospitalière (poussant d’ailleurs ces derniers vers le secteur privé de la santé) sont parvenus à cumuler une telle dette. Les raisons sont multiples.

Coûts et prix

Croissance démographique, augmentation du coût des actes médicaux, investissements en matériels médicaux, déserts médicaux poussant les patients à encombrer les urgences,…Bref ! La liste et longue et elle finit par s’opposer à une autre logique, celle de gestionnaires soucieux de réduire constamment les coûts. Sauf que si pour l’un la santé à un coût, pour d’autres elle n’a pas de prix. Longtemps, les gouvernement successifs ont imposé aux personnels soignants des hôpitaux réformes et décisions dans réellement, ou si peu et si mal, prendre le pouls de ses même personnels, d’écouter leur réalité et non pas celle de bilans comptables prompts à stigmatiser la dépense en tant que telle plutôt que la raison de la dépense. Cette dette, abyssale mais capable d’être absorbée par l’Etat, pose aussi la question de l’efficacité de notre système de santé au regard des contraintes budgétaires actuelles. Et la question d’émerger : La santé publique coûte-t-elle cher ? Mauvaise question car mal posée alors que la vraie interrogation serait plutôt : la santé peut-elle être mercantiliser ?

Mercantilisation et aléas

Dans un Etat-Providence comme la France, où la richesse nationale est redistribuée après prélèvement fiscal (TVA, Impôt sur le revenu,…) pour financer, entre autre, les services publics en général et l’hôpital en particulier, il apparaît presque évident que non, la santé ne peut être objet de mercantilisation. Pourquoi ? Parce que comme tous services publics dédiés par définition au public, il s’inscrit dans une chaîne sociale animée en premier par des Hommes exposés aux aléas de l’existence, à la stupidité d’un accident de voiture, à la cruauté d’un cancer, aux mauvais tours d’une grippe tenace, donc à l’imprévu ! Qui est aujourd’hui capable de prédire de quoi il souffrira dans 5 ans, 10, 15 ans ? Personne. On peut le subodorer, à la rigueur l’imaginer mais rien d’autre. Et l’hôpital en bon samaritain, absorbe depuis des décennies, sans mot dire, ces aléas naturels sans que soient adaptées les structures, encouragés les personnels soignants. Sans mot dire jusqu’à aujourd’hui car d’évidence, l’hôpital (sans mauvais jeu de mot) souffre avec ses patients.

Exubérante Amérique du Sud…

L’instabilité quasi-chronique du continent sud-américain irrite Europe et Etats-Unis à la recherche de partenaires économiques et diplomatiques posés. Mais l’ADN du continent entrave ce vœu au point de pousser les deux acteurs à s’éloigner des remous actuels.

Rares sont ceux qui en Europe, hormis quelques spécialistes, géographes ou historiens, s’intéressent aux soubresauts qui agitent le continent sud-américain. A tort certainement car devant les remous traversés par l’Argentine et le Brésil, deux poids lourds continentaux, voire mondiaux, le Venezuela et désormais la Bolivie, l’Europe devrait prendre le temps d’évaluer le pouls de ce continent riche de potentiels. Longtemps placée dans le giron des Etats-Unis, le continent sud-américain s’est progressivement affranchi de la tutelle de son puissant voisin pour devenir un acteur plein et entier du monde contemporain. Naturellement, les liens qui unissent l’Europe à l’Amérique du Sud sont moins nombreux que ceux qui unissent le dit continent avec les Etats-Unis ou avec l’Alena (Alliance économique entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique) mais l’agitation du continent n’est pas de bonne augure pour l’économie mondiale en particulier.

Guerre commerciale et ADN

Les blocages et les tensions politiques actuelles internes aux pays qui composent le continent risquent fort à court ou moyen terme de compromettre les relations commerciales à venir, ces dernières étant souvent conditionnées par l’état politique des pays concernés. Et dans un contexte de ralentissement économique mondial, de campagne présidentielle nord-américaine et de guerre commerciale larvée entre Chine et Etats-Unis, l’agitation sud-américaine vient s’ajouter aux inquiétudes naissantes. Continent au comportement manichéen, capable de passer d’une croissance économique hors normes à la dépression économique la plus profonde, l’Amérique du Sud s’avère un partenaire économique et diplomatique capricieux et inconstant, autant de défauts qui, dans un monde où les alliances internationales peuvent se révéler précieuses, altèrent et irritent des économies européennes ou nord américaines en quête de stabilité. Et il sera difficile, voire impossible de canaliser un continent dont l’ADN reste fondamentalement imprégné de ce trait de caractère impétueux et imprévisible, qui constitue les pays d’Amérique du Sud.

Instabilité et handicap

Les Etats-Unis qui avaient longtemps fait de l’Amérique de Sud leur chasse gardée regardent désormais le continent avec un œil plus détaché sans pour autant sans s’en désintéresser totalement, le Mexique frontalier servant de zone tampon bienvenue pour une administration Trump arc-boutée sur la question migratoire. Vue d’Europe, l’instabilité chronique de l’Amérique du Sud-américain, dans un premier temps folklorique, est, passé l’aspect cocasse, perçue comme un vrai handicap économique et diplomatique qui pourrait à terme pousser les partenaires européens à s’éloigner de l’Amérique du Sud. Pour l’heure, il convient d’attendre que la nouvelle crise bolivienne avec le départ du président d’Evo Morales, la libération de l’ancien président brésilien Lula, l’impasse vénézuélienne qui oppose Nicolà Maduro à Juan Guaido et les récentes élections présidentielles argentines épiques et mouvementées ont achevé le portait d’un continent atypique dans un monde appelle de ses vœux à une longue et paisible stabilité.

Après Daesh, un Etat islamique 2.0 ?

La mort du calife Abou Bakr El-Baghdadi marque la fin de l’Etat islamique dans sa version territoriale identifiée. Mais cette disparition n’annonce-t-elle pas l’apparition d’un nouvel Etat, défait d’attaches géographiques au profit d’une dissémination tentaculaire ?

La mort d’Abou Bakr El-Baghdadi, saluée de manière unanime comme un grand succès militaire, pose néanmoins de nombreuses questions (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/28). Parmi les premières à émerger : l’Etat islamique a-t-il les moyens de se remettre de la disparition du calife auto-proclamé ? Il est naturellement top tôt pour le dire mais la force et la puissance de Daesh laissent à penser que l’organisation est en mesure de le remplacer. Ce que les Occidentaux, et le monde en général, ignorent, c’est quand. La nébuleuse qu’est l’Etat islamique, composée de fidèles pétris d’islamisme radical, bien qu’aujourd’hui affaiblie d’un point de vue territorial ne l’est pas nécessairement d’un point de vue idéologique. Le récent attentat perpétré au sein de la Préfecture de Police de Paris le 3 octobre dernier le prouve, Daesh dispose d’un réservoir de combattants, actifs ou dormants, connus ou inconnus des services de renseignements qui reste très vraisemblablement lourd et mal estimés en dépit des efforts de signalement. Est-ce à dire que la menace terroriste existe toujours ?

Coup violent et Etat classique

Il est fort à parier que oui car si la mort de Al Baghdadi est un coup rude et violent porté à l’Etat islamique, le coup n’en est pas pour autant fatal. L’islamisme radical, comme toute les idéologies d’essence comparable, aveugle, ignorante et extrémiste, continue à séduire des individus en marge de la société contemporaine, bousculés par la mondialisation, souvent désoeuvrés ou incapables de s’intégrer dans le creuset social du pays dans lequel ils vivent. Il ne s’agit pas ici de dresser le portrait-type des combattants de l’Etat islamique mais de conserver à l’esprit que si la mort du calife auto-proclamé est une avancée notable dans la lutte contre Daesh, elle ne constitue cependant qu’une étape. Ainsi, par une analogie osée à connotation économique, il serait possible d’affirmer que Daesh est désormais devenu un label dont beaucoup pourraient se réclamer de par le monde. Cette menace est finalement d’autant plus inquiétante que l’Etat islamique, qui disposait certes d’un territoire conquis, ne présentait en rien les atours et les attributs d’un Etat classique. La coalition internationale qui luttait, et lutte encore via les services de renseignements contre lui, était, et est, en guerre contre une mouvance terroriste multiforme capable de renaître, non pas où elle le souhaite, mais sans trop de difficultés, pouvant compter sur des combattants opportunistes ou convaincus se réclamant d’elle.

Conflits et logique

Al Baghdadi qui incarnait le premier Etat islamique, assis territorialement, renvoyant Al Qaïda au rang de mouvement obsolète et dépassé, a, peut-être, par sa mort poussé à la création d’un Daesh 2.0, sans emprise géographique mais fort d’une multitude de points de conflits essentiellement disséminés en Europe ou dans les pays arabes, premières cibles pour ces-derniers des actes meurtriers de l’organisation terroriste. Cette nouvelle donne que l’on pourrait, par raccourci, alors qualifier de géopolitique ne l’est en rien. Elle est en réalité la conséquence presque logique de ce qu’a été l’Etat islamique dans sa version territoriale : un ensemble faussement structuré, dirigé par un individu certes charismatique mais clairement exposé car parfaitement identifié et donc aisément combattable. Le risque qui prédomine aujourd’hui n’est donc plus de voir apparaître un chef mais plusieurs, répartis où bon leur semble, renonçant à l’existence d’un Etat au profit d’un combat idéologique latent et lancinant contre lequel aucune armée du monde ne pourra rien. (Lire lepoint.fr : https://www.lepoint.fr/monde)

Un nain européen

Ensemble politiquement abouti, l’Union européenne reste incapable d’agir collectivement face à la crise turque. Cette incapacité qui révèle les tensions internes à l’Union met aussi en exergue son rôle marginal à l’échelle internationale.

L’offensive militaire turque l’a encore un fois révélé : L’Union européenne est incapable d’agir d’une seule et même voix. Incapable pour plusieurs raisons. A commencer par la volonté affichée de ne pas embraser la région par une action militaire (concertée ou placée sous la tutelle de l’ONU), car désormais la diplomatie est inutile, la volonté de ne pas engager de troupes militaires au sol qui fatalement essuieraient des pertes que l’opinion accepterait mal, la volonté de ne pas s’ingérer dans les affaires politiques d’une puissance étrangère, la volonté de ne pas en découdre avec un pays membre de l’OTAN..Bref ! Les excuses ne manquent pas et apparaissent toujours comme valables à ceux qui les avancent.

Crainte et divergences

A ce jour, l’Union européenne semble plus préoccupée par le risque de reconstitution de l’Etat islamique que par l’offensive militaire turque (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/15/). L’argument est audible mais est-il moralement acceptable ? Autre élément qui pourrait aussi expliquer l’inertie européenne, la crainte que Recep Tayip Erdogan, le bouillonnant et incontrôlable président turque, ne relâche les djihadistes actuellement détenus dans les geôles turques. Mais en réalité, l’incapacité européenne tient plus des pays qui la composent que d’autres considérations facilement résolvables. Les rivalités intrinsèques qui minent l’Union, entre Europe de l’Ouest et Europe de l’Est, les divergences qui ne manqueront pas de se faire jour entre la France et l’Allemagne sur la question turque, le voisin allemand soucieux de ne pas froisser la communauté turcophone résidant sur son territoire, le poids de la Turquie dans les échanges commerciaux au regard de l’implantation d’entreprises européennes sur le sol turc guident les choix politique d’un ensemble désuni d’un point de vue diplomatique. L’Union européenne restera encore longtemps un nain diplomatique tant qu’elle n’acceptera pas de s’assumer comme un acteur international au même titre que la Russie et les Etats-Unis, ces derniers refusant depuis plusieurs années désormais d’endosser le rôle de gendarme du monde. Cette inertie, palpable, fait le jeu de régimes cruels et violents tels que celui de Bachar El Assad ou semi-dictatorial à l’image de celui de Recep Erdogan.

Ensemble abouti ou inertie substantielle

C’est un fait les démocraties européennes, toujours promptes à donner des leçons de morale, sont aujourd’hui incapables de sauver le peuple kurde qui fut en première ligne quand il s’est agi de combattre l’Etat islamique. Mais, ensemble politiquement abouti, l’Union européenne hésite puis recule chaque fois que celle-ci se retrouve confrontée à la nécessité d’agir seule face à un conflit situé à ses portes. Et celle-ci de se réfugier derrière les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU sachant pertinemment que l’Organisation internationale n’a qu’un rôle limitée et reste aussi otage des tensions internationales ou des enjeux géopolitiques. Ainsi, l’Union européenne se remet elle même en cause par cette inertie substantielle, cette incapacité à franchir le pas diplomatique que nombre attendent d’elle dans un monde multipolaire, la réduit au rang de puissance secondaire. Reste à savoir si l’avenir de l’Union européenne s’inscrit dans cette logique d’ensemble à l’influence locale ou dans celui d’un acteur international aux ambitions autres que celles affichées dans les traités fondateurs.

A l’ombre de Doha

Les Championnats du Monde d’athlétisme de Doha révèlent l’impossibilité climatique d’organiser des compétitions sportives dans le Golfe persique mais aussi la faiblesse morale des pays participants pourtant au fait des atteintes multiples commises par le pays hôte le Qatar.

Et s’il n’en reste qu’un seul debout…Ce sera peut-être seulement le stade Khalifa ! Passée la boutade, teintée d’un brin de cynisme, il apparaît clairement en marge des Championnats du Monde d’athlétisme de Doha que les conditions climatiques qui prévalent pour cette compétition défient toutes les lois de la rationalité. Non que le Qatar ne soit pas capable d’accueillir sur le plan technique une telle manifestation mais il est désormais évident, pour ceux qui en doutaient, que tout être humain, fut-il sportif de haut niveau, ne peut résister aux températures qui écrasent les compétiteurs qui plus est en étant soumis à un effort physique intense.

Désert urbanisé

Secret de Polichinelle crieront certains à raison mais passée cette évidence reste à s’interroger sur le choix du Qatar pour organiser les mondiaux d’athlétisme, anti-chambre officieuse de la prochaine Coupe du Monde de Football qui doit elle aussi se tenir au Qatar, certes en novembre 2022. La réponse ne réside pas dans l’architecture ou l’esthétique du stade, fort audacieuses l’une et l’autre, mais dans la volonté d’un pays du Golfe persique de prouver aux yeux du monde que le pétrole ne constitue pas le seul atout de ce bout de désert urbanisé. Et que stades, villes, routes, centres commerciaux et autres agréments de tout grand pays développé ont droit de cité dans ce qui resta longtemps une vaste étendue de sable battue par les vents. Ainsi, grâce à ses mondiaux d’athlétisme le Qatar se pose en véritable acteur international, le pays ayant compris avec justesse et finesse combien le sport de haut niveau était un outil politique et diplomatique puissant, surtout quand celui-ci s’accompagne de moyens financiers quasi-illimités. Car désormais il faudra compter avec le Qatar. Si jusqu’alors le doute prévalait, doute à peine ébranlé par le rachat en 2011 du Paris Saint Germain, celui-ci n’a plus guère de raison d’être tant la pétromonarchie s’est astreinte à développer l’image d’un pays actif, empreint de modernité contemporaine et prêt à se positionner parmi les grands de ce monde.

Considérations et transparence

Banaliser la destination Qatar, ici Doha, comme le sont devenues New-York, Londres ou Paris telle est l’ambition des Qataris, fut-ce au prix d’une atteinte à l’environnement comme le prouve le système de climatisation du stade Khalifa qui bafoue toutes les règles en matière d’émission à gaz à effet de serre. Et visiblement, le Qatar, à tort ou à raison, semble bien se moquer de ce type de considérations tout comme des conditions de travail des ouvriers employés à la construction des stades de la prochaine Coupe du Monde de Football. Mais ces derniers, si loin, si transparents voient leur sort échapper à la pitié de sociétés bien pensantes plus préoccupées par le prix du dernier téléphone mobile, du prix du litre d’essence que par leurs existences respectives. Et dès lors d’émerger une vraie question d’essence morale où se mêlent respect de la dignité humaine, des droits de l’homme et de l’environnement au regard de la compétition actuelle qui touchera à sa fin dans quelques heures. Mais une fois acquise la conviction que nombre de principes fondamentaux sont bafoués, qui osera se lever pour simplement refuser de se prêter à une parodie de rendez-vous sportif dicté par l’appât du gain ? Nul ne le sait. Mais peut-être que lorsqu’un athlète ne se relèvera plus, terrassé par la chaleur ou que le nombre d’employés disparus sur les chantiers aura atteint des sommets intolérables, peut-être qu’alors, en effet, quelqu’un osera siffler la fin de la partie.

Courant d’air glacial à l’ONU

L’échec du sommet exceptionnel de l’Organisation des Nations Unies sur le climat a mis en lumière toutes les oppositions portées par les pays les plus pollueurs prêts à ne finalement concéder que mesures secondaires.

Fallait-il s’en douter ou simplement le redouter, voire les deux ? In fine, le résultat est le même : seules soixante-six nations membres de l’Organisation des Nations Unies se sont engagées à accroître leurs efforts en matière d’émissions de CO2 d’ici 2020. (Lire lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/24/) Les plus optimistes diront que c’est bien et beaucoup, les plus pessimistes argueront, faits à l’appui, que les nations les plus polluantes ne sont engagées en rien. Cruel constat qui pousse à penser que la conversion écologique est encore loin d’être actée et que les discours qui la précèdent sont pour l’heure les seuls actes qui prévalent. Et ce n’est pas l’idée de consigner les bouteilles en plastique qui va révolutionner une réalité déjà bien sombre. Autre constat, il apparaît évident que la cause écologique, aussi impérieuse et impérative soit-elle, ne passe finalement qu’au second plan, et dans le meilleur des cas, face à la nécessité économique de maintenir à l’échelle globale emplois et activités, tous deux sous la menace d’un ralentissement de l’économie mondiale.

Economie mondiale et refus

Et que dire de la jeune militante écologique Greta Thunberg, qui larmes coulantes et voix étranglée, a tenté d’émouvoir sous des applaudissements timides les participants au sommet exceptionnel de l’ONU sur le réchauffement climatique. Le constat est donc finalement simple : l’écologie oui ! Mais pas à n’importe quel prix semble, en filigrane, dire les pays n’ayant pas accepté de s’engager plus avant dans la lutte contre le réchauffement. Reste à connaître les raisons de ce refus. Elles sont nombreuses et renvoient à des paramètres d’une extrême complexité. Premier d’entre eux, le coût de la conversion d’industries encore très largement carbonées. Si certains pans de cette même industrie s’y sont pliés, à l’exemple de l’industrie automobile en travaillant sur des normes d’émissions de plus en plus drastiques, tous les secteurs industriels et pas seulement eux n’ont pas achevé, voire débuté leur conversion, qui reste à financer sur le long terme. Deuxième raison, le volontarisme politique où se mêlent rivalités et concurrence internationales, climato-scepticisme, tensions internes et autre lobbies toujours prêts à crier à l’imposture en matière de réchauffement climatique. Troisième et peut-être dernière raison, la faiblesse de la prise de conscience de la réalité environnementale.

Handicap et cynisme

Certes, successions d’ouragans, de tornades, de pluies diluviennes, de sécheresses ou accélération de la fonte des glaces interrogent et répondent dans le même temps à la question du réchauffement mais apparaissent comme des phénomènes qui, pour l’heure, n’handicapent pas fondamentalement nos existences sauf de manière marginale ou seulement des populations soit éloignées soit limitées en nombre, voire les deux. Que penser donc de ce refus de s’engager plus avant dans les politiques visant à réduire les émissions de CO2 ? Passée la perplexité, c’est un étrange sentiment de fatalité et d’agacement qui domine, vite happé par le quotidien d’existence qui subissent, imperceptiblement un peu plus tous les jours, ce réchauffement jusqu’au jour où le point de non retour sera atteint. Le plus inquiétant ici n’est-il pas que cette assemblée générale se soit déroulée dans l’indifférence la plus totale avec pour seul point d’orgue la sortie très médiatique de Greta Thunberg qui ne peut rien et ne propose d’ailleurs rien aux problèmes actuels (si ce n’est porter plainte contre cinq pays dont la France auprès Comité des droits de l’enfant de l’ONU) ? (Lire lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/) Aussi cynique que puisse paraître le constat, au réchauffement climatique, l’humanité répond atermoiements et inertie, au mieux mesures de circonstances.

La Tunisie, espoirs déçus ?

Pays spolié des espoirs nés du Printemps arabe de 2011, la Tunisie suscite l’intérêt des capitales européennes à plus d’un titre. Car déstabilisé, un des remparts contre l’islamisme radical se briserait. Explications.

Premier pays à avoir été agité en 2011 par le Printemps arabe, poussant par la même le président Ben Ali hors des frontière et du pouvoir, la Tunisie a depuis traversé bien des épreuves qui n’ont certes pas mis à mal sa démocratie mais qui ont érigé au rang de principes de fonctionnement inertie, immobilisme et corruption et ce au plus grand désespoir des Tunisiens. Autant d’éléments qui la rendent aujourd’hui extrêmement fragile en dépit de son assise démocratique ponctuée d’élections régulières signe d’une vitalité que nombre de pays du Maghreb lui envient. A la croisée des chemins et de son histoire, coincée entre une Libye exsangue en proie à la guerre civile et une Algérie agitée elle aussi de soubresauts démocratiques dont personne ne sait réellement sur quoi ils aboutiront, la Tunisie est aujourd’hui au cœur de toutes les analyses géostratégiques visant à éclairer le présent et l’avenir de la région.

Partenaires et remparts

Car d’Europe et de Paris en particulier, l’avenir de la Tunisie ne laisse en rien indifférent tout comme celui de l’Algérie d’ailleurs. Ces deux pays, respectivement ancien protectorat et anciens départements français, sont ainsi devenus, outre des partenaires économiques actifs mais aussi des remparts contre les forces islamistes qui hantent l’Afrique sahelo-saharienne. Et il apparaît évident qu’une Tunisie déstabilisée ou fragmentée (lire lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/afrique/) n’arrangerait en rien les affaires de Paris et de l’Union européenne. Hormis cet aspect, la déstabilisation d’un pays à l’aura lourde telle que la Tunisie dans la région, au regard de son histoire récente qui s’oppose au drame syrien ou au monolithisme marocain, le délitement de son activité et de son tissu économiques pousseraient, le désespoir aidant, de nouveaux migrants à prendre des risques insensés pour traverser la Méditerranée pour légitimement chercher une terre d’asile en Europe. Or, la question migratoire qui agite encore l’Union européenne, en dépit de l’assouplissement récent des positions italiennes, est encore un point d’achoppement entre les différents pays de l’Union européenne. L’émergence de la Tunisie comme puissance régionale, stable et économiquement viable est naturellement encouragée par Paris et l’Union européenne conscients l’un et l’autre que puissance et stabilité ne seront acquis que si un gouvernement modéré, fut-il islamisant, parvenait à diriger la Tunisie.

Méfiance et jeunesse

Les ressources de la Tunisie permettraient à ce jour cette émergence mais, comme indiqué précédemment, inertie, immobilisme et corruption ont sapé toutes les velléités tunisiennes renforçant la méfiance à l’endroit de la classe politique d’une population fatiguée et épuisée des atermoiements de gouvernements successifs visiblement incapables de transformer les espoirs de la Révolution. Rares sont les peuples à vouloir être spoliés de ce qui leur revient de droit et le Printemps arabe de 2011 qui n’a que partiellement trouvé son épilogue est encore dans tous les esprits des Tunisiens. La succession d’élections, ne suffiront pas à rassasier les aspirations démocratiques d’une peuple qui a compris que se rendre aux urnes ne témoignait pas d’un processus démocratique complet. (Lire lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/monde/) Autre point clef : la jeunesse tunisienne. Actrice de premier plan en 2011, désormais désabusée, son désarroi et son dégoût sont tels qu’elle apparaît aujourd’hui comme une vaste interrogation dans un pays où le chômage s’élève à 15% de la population et où la croissance économique au premier semestre n’a été que 1,1%…Statistiques insuffisantes pour une nation qui au lendemain de la Révolution aspirait à devenir autre chose que le Petit Poucet du Maghreb.

Le populisme hors jeu ?

Confrontés à des réalités politiques mal appréhendées, les discours populistes défendus par Boris Johnson et Matteo Salvini se heurtent à la complexité des systèmes institutionnels nationaux et européens qu’ils combattent. Explications.

Tout comme Matteo Salvini, ex-ministre de l’Intérieur italien, Boris Johnson, Premier Ministre britannique s’est pris les pieds dans le tapis du populisme. Ainsi, afin de forcer les parlementaires de la Chambre des Communes à accepter une sortie de l’Union Européenne selon des conditions qui en effrayaient plus d’un des deux côtés de la Manche, Boris Johnson doit désormais assumer démissions et défections en cascades, réponses à une politique trop radicale à l’endroit du Brexit. (Lire lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/08/). Pour autant, derrière cette crise politique se cache en filigrane toute la vacuité idéologique du populisme défendu par Boris Johnson ou de Matteo Salvini. Ne s’appuyant que sur des réalités sociales décontextualisées, souvent déformées et grossièrement assénées comme des vérités absolues, l’un et l’autre, chefs de file des populistes européens, sont parvenus à convaincre une frange de l’électorat, poreuse aux raccourcis intellectuels et politiques, sensibles à des visions limitées des sociétés dans lesquelles elles évoluent et globalement mal informées car peu versées dans le débat politique de fond. Mais, portés au pouvoir par ce même électorat, les partis populistes se retrouvent dés lors, comme d’autres avant eux,confrontés à l’impérieuse nécessité de gérer un Etat, non pas de manière isolée et coupée du monde, mais plongé dans un ensemble complexe qu’il convient d’appréhender avec justesse et avec lequel il faut naturellement composer avec harmonie.

Déceptions et action future

D’où les déceptions de l’électorat concerné qui ne comprend pas alors les manœuvres politiques engagées et aux résultats différents de ceux promis lors des campagnes électorales. La sortie de l’Union européenne aurait dû être posée comme une alternative ultime précédée de négociations visant à redéfinir le rôle de la Grande-Bretagne dans l’ensemble européen et non comme un objectif unique sans ambition post-Brexit. A ce jour, Boris Johnso ou Matteo Salvini, soucieux d’asseoir leur emprise politique, ont, comme souvent en pareil cas, eu recours aux institutions en cherchant à provoquer des élections anticipées en prétextant que la situation dans laquelle ils se trouvent entrave leur action future tant espérée par leur électeurs. En réalité, cette manipulation institutionnelle n’a pour seul objectif que de gagner du temps afin de préparer l’opinion à un «oui mais… ». (Lire lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/ ) Limités dans leurs discours respectifs et incapables de proposer une vision politique à long terme car fondée sur des idées préconçues et des préjugés archaïques, les populismes de Matteo Salvini et Boris Johnson se heurtent, voire se fracassent, au mur de l’impossible autarcie. Est-ce à dire que l’un et l’autre sont désormais à ranger dans les soubresauts de l’Histoire ?

Séduction et affaiblissement

Seul l’avenir le dira mais la facilité intellectuelle qu’offre le populisme, plus précisément les discours populistes, conserve encore une puissante capacité de séduction sur des populations effrayées par les effets de la mondialisation, convaincues que le passé révolu offrait plus d’avantages que d’inconvénients, qu’une existence solitaire dans un ensemble adjacent est préférable à une existence fondue dans un ensemble où chacun exerce des responsabilités définies collectivement. Et rien, sauf l’éducation qui reste un tonneau des Danaïdes, ne pourra contrarier les populismes, fussent-ils réduits à leurs plus simples expressions politiques. Pour l’heure, Boris Johnson tout comme Matteo Salvini, certes l’un et l’autre affaiblis par les circonstances ou les erreurs commises, restent des menaces au sein de l’Union Européenne qui ne peut se dédouaner de toutes responsabilités car les dysfonctionnements de celle-ci ont aussi nourri, et nourrissent encore aussi ces discours fermées et hermétiques.

Duel fratricide à Paris

Le duel annoncé entre Cédric Villani et Benjamin Griveaux, tous deux candidats à la mairie de Paris et issus de LREM, pose un dilemme au Président Macron. Sauf si l’exécutif laisse se déchirer à dessein les deux prétendants.

En cette fin d’été, La République en Marche (LREM) est en émoi ! Preuve en est l’annonce quasi certaine désormais de la candidature (programmée sauf accident le 4 septembre, date symbolique s’il en est puisqu’il s’agit du jour de la proclamation de la IIIème République en 1870 par Léon Gambetta) de Cédric Villani, député de Paris, mathématicien reconnu à l’échelle internationale (lauréat de la Médaille Fields) aux élections municipales de mars 2020 et ce face, entre autres, à Benjamin Griveaux, porte-parole du Gouvernement et proche d’Emmanuel Macron. Anne Hidalgo, maire sortant n’en demandait pas tant car si Benjamin Griveaux est malmené dans les sondages (25% des voix – linternaute.fr .com : https://www.linternaute.com/actualite/politique/2225593), la présence d’un seul candidat LREM aurait malgré tout sérieusement compliqué sa potentielle réélection. Mais avec deux candidats aux ambitions et aux caractères différents, le premier magistrat de la capitale voit son horizon s’éclaircir….La division ne pouvant que lui être profitable.

Affaires courantes et adoubement

Pour autant, tous l’ont compris, derrière la lutte fratricide qui s’annonce, (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/08/30) plane l’ombre du Président de la République. Celui-ci après avoir brillé lors du G7 à Biarritz en août dernier, se retrouve confronté à la gestion des affaires courantes dans sa propre majorité puisqu’il faudra bien à un moment ou à un autre trancher, adouber celui qui ira au feu. L’exercice n’est pas compliqué en soi mais ô combien risqué. Soutenir Benjamin Griveaux (qui attend un geste de la part d’Emmanuel Macron en sa faveur !) mal-aimé des sondages, aux ambitions déclarées et supposées comme au-delà de la Mairie de Paris, c’est accorder sa confiance à un candidat annoncé comme perdant avec les conséquences politiques qui en découlent : discrédit présidentiel, ingérence mal venue, perte d’influence…Certes. Mais en cas de victoire, l’image présidentielle en ressort ravivée. Soutenir Cédric Villani, (qui n’attend rien de la part de l’exécutif ou si peu !) c’est fracturer une fragile majorité qui se cherche encore une colonne vertébrale idéologique et où cohabitent d’impatients trublions prêts à en découdre dans les urnes, tous mus par un ego parfois démesuré. Mais si le mathématicien devait alors l’emporter, l’image du président et de la LREM en serait certes à nouveau grandie mais le locataire de l’Elysée n’aurait alors que peu de prise sur le nouvel élu tant ce dernier a-t-il fait valoir son indépendance d’esprit, dénonçant les logiques d’appareil du parti.

Menace et déchirement

Autre option qui s’offre à Emmanuel Macron, laisser les deux ambitieux se déchirer au risque de voir Anne Hidalgo l’emporter. L’option n’est pas sotte car elle briserait, pour un temps en tous cas, les velléités de l’un ou de l’autre, éludant toute responsabilité présidentielle. Et qui comprend la politique sait qu’une velléité est toujours une menace. Exclure Cédric Villani des rangs de LREM, comme l’idée peut circuler, n’est pas en outre une hypothèse judicieuse car elle ternirait l’image du mouvement présidentiel en lui conférant un air d’éléphant politique peu ouvert aux changements, donnerait le sentiment de protéger Benjamin Griveaux de manière artificielle pour in fine l’affaiblir plus qu’autre chose car incapable de rassembler sur son seul nom ou projet tout en cachant maladroitement les insuffisances du discours. Et si à la veille d’une élection, l’incertitude prévaut, une seule chose apparaît comme certaine aujourd’hui, c’est le cauchemar que font vivre Benjamin Griveaux et Cédric Villani au Président de la République. C’est la rentrée !

Faire feu de tout bois

La crise diplomatique entre la France et le Brésil est l’opportunité pour Emmanuel Macron de redorer son image de défenseur de l’environnement sur un sujet des plus contestés : le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur. Mais attention aux attentes nées du refus…

Il y a des crises diplomatiques compliquées à gérer et d’autres qui, si elles le sont tout autant, peuvent s’apparenter à d’heureuses surprises. Ainsi, en va-t-il de la crise entre la France et le Brésil portant sur les incendies qui ravagent actuellement la forêt amazonienne. Même s’il convient de préciser qu’il s’agit de bois abattus depuis plusieurs mois qui ont été incendiés une fois secs, les émissions à effet de serre liées à ces incendies restent néanmoins lourdes. A l’origine de cette crise donc, le Président Macron qui a décidé le 23 août dernier, au regard de l’ampleur du désastre écologique constaté, de ne pas signer en l’état l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur et ce tant que le Brésil ne s’engagera pas à respecter les fondamentaux environnementaux. (Lire lefigaro.fr : http://www.lefigaro.fr/international/macron-accuse-bolsonaro-d-avoir-menti-sur-le-climat-la-france-s-oppose-a-l-accord-ue-mercosur-20190823 )

Sceptiques et inquiets

Pourquoi heureuse ? Car à l’annonce au printemps de la signature prochaine de ce traité, une levée de bouclier mêlant opposants directs et sceptiques de tous bords s’est faite jour, dénonçant le caractère anti-écologique d’un accord entérinant le principe de la culture intensive, et renvoyant le Président et le Gouvernement dans une situation des plus inconfortables au regard des exigences environnementales qui dictent désormais notre quotidien. Beaucoup s’émouvaient alors, et s’émeuvent encore d’ailleurs, que la France et l’Union Européenne commercent avec un ensemble de pays peu inquiets des défis environnementaux actuels. Ainsi, en refusant de signer l’accord en l’Etat, le président Marcon redore-t-il son blason auprès de son électorat et de l’électorat français en règle générale en se posant en vertueux défenseur de l’environnement tout en confortant à bon compte sa stature internationale au détriment d’un pays émergent relativement proche des Etats-Unis de Donald Trump. Car là enccore, rien n’est innocent en matière diplomatique…Et la brouille entre les deux pays au sujet de la taxe sur les GAFA (ndlr : Google, Amazon, Facebook, Apple) et la future taxation du vin français aux Etats-Unis sans ici être soldée se voit quelque peu dégonflée par la prise de position d’Emmanuel Macron qui fait là valoir son indépendance diplomatique. Clairement, Emmanuel Macron a tenté de reprendre la main.

Puissance et discrétion

Cette crise amazonienne qui ne saurait naturellement passer l’été, le Brésil ayant diligenté plusieurs mesures afin d’endiguer le sinistre, aura toutefois été l’opportunité, en marge du G7, pour Emmanuel Macron de faire entendre sa voix au niveau mondial et de faire valoir une relative puissance politique à l’échelle européenne, l’ensemble permettant à la France de se poser en locomotive en matière environnementale tout en renforçant sa position dans le couple franco-allemand, Berlin ayant été des plus discrets sur le sujet amazonien. Ainsi, si l’été 2018 avait été entaché par l’affaire Benalla, l’été 2019 aura été celui du renouveau diplomatique, les effets du G7 et la gestion de la crise brésilienne profitant pleinement au locataire de l’Elysée. Pour autant, en refusant de signer l’accord, Emmanuel Macron a aussi ouvert la boîte de Pandore. D’abord au Brésil où son image et celle de la France sont désormais plus qu’écornées (Lire lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/24 ) dans le camp des partisans de Jair Bolsonaro. Ensuite et surtout car nombreux en France et en Europe vont dès lors s’engouffrer dans la brèche et demander une réécriture sinon totale du moins partielle du traité. Emmanuel Macron savait très certainement que son refus allait entraîner une réaction en chaîne qu’il conviendra de gérer en temps venus. L’automne promet donc d’être particulièrement agité car en tançant le Brésil de Jair Bolsonaro, Emmanuel Macron s’impose un devoir d’exemplarité en matière environnementale (alors le mouvement écologiste de Yannick Jadot fourbit déjà ses armes en vue des élections municipales de mars 2020) que d’aucuns sauront lui rappeler, fusse crûment.