Une démocratie 2.0

La faiblesse du taux de participation lors du second tour des élections municipales confirme la désaffection de l’électorat pour les scrutins politique mais révèle encore plus la crise de confiance qui traverse la démocratie d’un pays pourtant attaché à son histoire libertaire.

Lassitude ? Crise du coronavirus? Ou les deux…. ? Les raisons susceptibles d’expliquer la faiblesse du taux de participation (40 % à 41 %) sont multiples et ne se cantonnent pas nécessairement à celles évoquées en préambule (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/politique). Depuis plusieurs années et plusieurs scrutins, la France accuse des taux de participation inquiétants qui interrogent jusqu’à la pertinence de certaines élections au regard du nombre d’électeurs mobilisés. Désormais, la réalité s’impose. Notre démocratie, et elle n’est vraisemblablement pas la seule, est malade et n’apparaît plus comme le vecteur d’expression favori d’électeurs qui nourrissent le sentiment que la chose publique, que le bien commun et l’intérêt général leur échappent au profit d’une classe politique jugée à son tour déconnectée de la réalité. D’aucuns argueront que la crise du covid-19 est en partie responsable de la faiblesse du taux constaté mais, à bien y regarder, cette pandémie et le confinement qui s’en est suivi n’ont été que des accélérateurs, y travaillant à la prise de conscience collective que le système conçu ne répondait plus aux attentes.

Menace et obsolescence

Trop d’inégalités sociales et économiques, trop de lenteurs et de blocages, trop de déclassement social ou encore trop d’impunité envers un trop grand nombre de représentants de l’État. Cette situation explosive qui se traduit d’abord dans les urnes fait naturellement le lit des populismes de tous ordres même si ces derniers ont encore du mal à franchir le plafond de verre qui le sépare du pouvoir suprême. Mais pour combien de temps ? Pour autant la menace est là et gronde à chaque élection comme un coup de semonce que beaucoup font semblant d’entendre. La démocratie, qui se veut le règne de la liberté d’expression et de pensées est pourtant aujourd’hui traversée de spasmes au fil des années de plus en plus violents. Est-ce à dire que le modèle démocratique tant vanté et tant espéré par des peuples longtemps, et pour certains encore, opprimés est devenu obsolète. (liberation.fr : https://www.liberation.fr/debats) Personne n’y songe car chacun de nous est viscéralement attaché aux libertés fondamentales que la démocratie apporte, génère et protège. Caprice d’enfants gâtés alors ? Pourquoi pas ? Mais l’excuse semble trop grossière pour être crédible. Que faire donc ? Réinventer la démocratie ? Certes. Mais comment ? Quand ? Et avec qui ? Quels seront les nouveaux contours de la démocratie 2.0 ?

Faillite et blanc-seing

Personne ne le sait surtout au sein d’une humanité qui se tourne aujourd’hui plus souvent vers les réseaux sociaux que les urnes pour s’exprimer. La faillite du politique, ici dans son sens grec de politis, est à rechercher au coeur même d’institutions qui semblent avoir déçu une majorité d’électeurs convaincus que le monde politique n’est, tout au plus, qu’un électron libre à la faible influence, dans un univers mondialisé où les individus ramenés au rang de chiffre se sentent broyés par un système qui les dépasse. Alors certes, répétons-le, l’humanité est capable du pire comme du meilleur et avancer que la démocratie est à classer dans le meilleur ne fait guère de doute et recueille l’unanimité mais unanimité ne signifie pas blanc-seing. Loin s’en faut. Peut-être serait-il alors temps de comprendre que la démocratie n’est pas un fait arrêté et immobile mais qu’elle peut-être aussi une argile fragile à travailler afin de l’amender pour en assurer la pérennité. Engoncé dans le confort facile de la contemporanéité, les sociétés occidentales, premières à se réclamer démocratiques et, à ce titre, prompte à en faire l’apologie, semblent avoir oublié de travailler à la survie de leur propre modèle.

Quand la Police perd son bon sens

La multiplication des violences policières en France interrogent sur la mission des forces de l’ordre qui ne pourront pas s’affranchir d’une réflexion sur leur rôle et le sens de celui-ci. Et l’idée d’une refondation de la Police Nationale d’émerger dans une logique de reconquête de l’universalisme républicain.

Il est des institutions, en tous cas présentées comme telles, qui ne sont en France jamais remises en cause au premier rang desquelles la Police Nationale. Elle n’est pas la seule dans ce cas là puisque l’Armée française ou l’Education Nationale jouissent du même traitement. Souvent décriée ou critiquée, a fortiori récemment, la Police Nationale apparaît pour beaucoup comme intouchable, et de là en partie les crispations à son endroit qui l’entourent dans l’opinion. Plusieurs raisons expliquent ce statut d’intouchable. Sa vocation à protéger et servir les populations et son rôle de garante de l’ordre républicain permettent à la Police Nationale de figurer parmi les institutions à part dans l’organigramme de la République. Pour autant, les dernières semaines, voire les dernières années, ont été éprouvantes pour l’institution qui dépend de la Place Beauvau. Interpellations et pratiques jugées trop musclées, dérapages verbaux, parfois xénophobes, de plusieurs policiers dans l’exercice de leurs fonctions ont atteint l’image d’exemplarité voulue par l’État. (leparisien.fr : https://www.leparisien.fr/politique)

Bouleversement et idéal républicain

Il convient donc désormais de dépasser la simple critique pour oser avancer ce qui il y a encore une trois mois, avant le bouleversement du confinement et de la pandémie de coronavirus, paraissait impensable : refonder la police. L’idée pourra être jugée saugrenue mais l’est-elle réellement ? Et avant de pousser des cris d’orfraie, il convient déjà de définir avec précision ce que l’on entend par refondation ? Les mots ont leur poids et leur sens surtout quand ces derniers conditionnent l’action de l’une des institutions les plus anciennes de France. Il est clair que la Police de Georges Clemenceau, fondateur de la police moderne en 1906 n’a rien de commun avec celle de 2021, actuellement dirigée par Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur. Et d’ailleurs ont-elles encore des points communs ? En se penchant sur la question, la Police Nationale de 1906, empreinte de folklore et de nostalgie dans la conscience collective, pouvait se prévaloir d’une forme de gène républicain qui semble aujourd’hui faire défaut à celle de 2021. Non que les fonctionnaires de police contemporains soient dénués d’esprit ou d’idéal républicains (latribune.fr : https://www.latribune.fr/opinions), loin s’en faut, mais à l’image de la société française, il apparaît que l’universalisme républicain qui fondait nombre de nos institutions et constituait une des bases de notre modèle social s’est étiolé au point d’en devenir banal et secondaire pour finir galvaudé alors qu’il devrait être le noyau constitutif de celui-ci.

Concorde et contestation légitime

La refondation avancée consisterait donc dans une première étape à renouer avec cet idéal républicain, fait de concorde et de bien commun. Les récentes polémiques accablant les fonctionnaires de police accusés d’inspirer la peur sont pour d’aucuns jugées comme excessives mais doivent-elles être pour autant balayées d’un revers de main…A partir du moment où une institution sensée protéger et servir une population inspire la crainte, que cette dernière soit fondée ou non, exagérée ou non, alors se pose la question du sens, du rôle et de l’image des dépositaires de l’ordre public qui ne peut accepter les excès. Cet ordre public, vanté par le Président de la République, ne peut ainsi servir, en démocratie d’autant plus, de passeport à la mise au pas d’une contestation légitime, quelle qu’elle soit, reconnue par la Constitution. Souvent employé comme fourre-tout, l’ordre républicain, apanage de la Police Nationale, est ainsi peut-être en passe de devenir l’alibi à la multiplication de violences qui interrogent. Car en République l’usage de la force, fût-il employé par la Police nationale, doit d’abord s’appuyer sur l’intérêt général et non pas la volonté de certains d’étouffer la critique. Et en cas, on ne plus prétendre vivre en démocratie.

Colbert, Ferry, le temps et l’Histoire

Entre Histoire et mémoire, les questions qui émergent aujourd’hui en France sur la prégnance du racisme et de la xénophobie renvoient à l’appréhension des modes de pensées d’un pays aux relations complexes avec son passé. Essai d’explication.

Le débat qui anime aujourd’hui la France sur l’héritage historique de la colonisation et de son corollaire raciste et xénophobe est en passe d’ébranler les certitudes d’un pays longtemps confit dans son Histoire. La patrie, mère des Droits de l’Homme, a toujours eu beaucoup de mal à digérer son passé pour de multiples raisons qui vont de la grandeur à l’égo, en passant par l’orgueil et la puissance, la honte et le déshonneur. Ainsi dans un esprit de reconnaissance, n’a-t-on pas hésité à donner le nom de Colbert à une des salles de l’Assemblée Nationale. Colbert, éminent Contrôleur général des Finances de Louis XIV mais aussi auteur du Code Noir en 1685. Dans le même temps, les écoles Jules Ferry, Paul Bert, Ferdinand Buisson, sans compter les rues, les places, les avenues…ont fleuri pendant des décennies afin d’honorer les pères de l’école républicaine tous piliers d’une République, la troisième en l’occurrence qui a porté à son paroxysme l’entreprise coloniale. Et les exemples ne manquent pas, de De Gaulle à Mitterrand…Le dilemme est des plus cornéliens. (lire lemonde.fr :https://www.lemonde.fr/idees)

Lumières et mémoire

Donc, faut-il encore honorer des hommes comme Colbert, Ferry et autres figures charismatiques d’un pays à double face où se côtoient l’esprit des Lumières et les heures les plus sombres d’une nation tiraillée par les erreurs du passé ? La question ne trouvera pas de réponses ici car chacun apportera la sienne. Mais l’Histoire qui se veut une construction de faits avérés et vérifiés portent avec elle tous les aspects qui la composent, aspects jugés à l’aune de l’époque dans laquelle nous vivons. Au même titre que nôtre contemporanéité sera jugée dans des décennies par d’autres, admirateurs ou révulsés par notre mode de vie et de pensée. Ainsi, les propos de Jules Ferry sur la responsabilité des races supérieures serait-il aujourd’hui, et à raison et sans discussion possible, condamnés. Mais à la fin du XIXème siècle, ce même discours qui a alors certes ému, n’a pas entravé la marche à la colonisation ni altéré l’idée que l’Europe et l’Homme blanc se sentaient investis d’une supériorité considérée à cette époque comme fondée. Le débat actuel nous renvoie inéluctablement à ces questions essentielles d’histoire et de mémoire, les deux se disputant la primauté de la raison. L’histoire, construction de faits, et la mémoire, perception partielle, individuelle ou collective, du passé qui s’agrège dans un ensemble plus global au point de former un des éléments constructeur de l’Histoire, apparaissent comme le nœud gordien du débat qui se fait jour.

Culture et vide temporel

Evoquer Colbert et Ferry comme de grands hommes d’Etats, des promoteurs de la grandeur du pays ou artisans de la République pour le second n’est pas insultant si parallèlement sont rappelés ce que les deux hommes, entre autres figures tutélaires, ont aussi défendu comme idées qui vont aujourd’hui à l’encontre des fondements de nos sociétés. Dans un improbable et impossible bond dans le temps, Colbert et Ferry ne comprendraient rien à nos sociétés contemporaines s’ils devaient y faire un séjour. Pourquoi ? Car chaque époque défend ses propres mœurs qui par le biais de la culture, de l’éducation, du savoir…sont amendées ou combattues. Colbert et Ferry pensaient et agissaient comme des Hommes de leurs temps, confrontés aux évolutions et modes de pensée de leur propre époque dans un pays lui-aussi en construction intellectuelle. Jeter aux orties Colbert ou Ferry sans autre forme de procès reviendraient à les effacer de l’Histoire, à creuser un vide temporel qui n’aurait aucun sens car l’action ou la non-action, les erreurs ou les bienfaits de ces hommes expliquent aussi l’évolution de l’Histoire qui a continué après eux. Le Code Noir a été aboli car il avait été rédigé et la colonisation a été condamnée pour enfin cesser car elle opprimait injustement et cruellement des Hommes. Juger les Hommes du passé est une tâche ardue, difficile et complexe car si le tribunal du temps n’excuse rien, comme toute institution judiciaire, celui-ci écoute avant de condamner.

Violences visibles, violences cachées

Les manifestations visant à dénoncer les violences policières et la gangrène du racisme révèle une saturation légitime des populations à l’endroit de ces actes. Pourtant, toutes les violences ne sont pas nécessairement physiques. Explications.

Que ce soit en France, aux Etats-Unis, ou ailleurs dans le monde, les violences policières, qu’elles soient à caractère raciste, antisémite, xénophobe ou autres sont, pour qui se prétend partisan de la démocratie, proprement intolérables. Le droit que chacun possède d’exister sans la menace de subir de tels actes doit rester entier et imprescriptible. Il figure au rang des fondements de nos sociétés contemporaines et de nos civilisations. Mais passée cette évidence qui semble pourtant échapper à certains, il est aussi permis de s’interroger sur un phénomène qui, sans être nouveau, prend aujourd’hui une dimension jusque là tue ou étouffée.

Agressions et insoumission

Dire que la pandémie mondiale de covid-19 a bouleversé les modes de pensées et les mentalités apparaît peu à peu comme une évidence. Et dénoncer les violences policières, longtemps vécues comme des agressions contre lesquelles le commun des mortels ne pouvaient rien, est désormais acté : trop, c’est trop ! (Lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/societe/) L’idée que l’ordre républicain pouvait se permettre de tels égarements n’est aujourd’hui plus acceptée et ne pourra jamais être acceptable. Pourtant, au-delà de la prise de conscience de populations fatiguées de violences punies de sanctions laissant un goût souvent amer car jugées trop légères, une forme de soulèvement et d’insoumission face à l’ordre établi, voire à la raison d’État qui autorisait beaucoup, émerge dans des populations qui entendent, et à raison, faire valoir leur droit à une vie dénuée de tous préjugés menaçants. Or, les forces de l’ordre, qu’il serait faux et abusif de qualifier comme entièrement racistes et xénophobes, sont aussi des microcosmes de nos sociétés contemporaines. Tout comme ces dernières abritent des individus aux préjugés et aux propos teintés d’un racisme latent ou clairement affiché, les forces de l’ordre n’échappent pas à cette tendance, tendance qui se retrouve aussi dans d’autres strates professionnelles.

Discrimination et brutalité

Car la violence n’est pas seulement physique, elle peut aussi être portée par une idée préconçue qui fermera, par exemple, les portes d’une entreprise à une personne noire, asiatique, arabe, handicapée…Elle porte alors le nom de discrimination à l’embauche, circonvolution qui veut s’affranchir de toute brutalité mais qui n’en est pas moins dénuée car elle exclut l’individu en raison de ce qu’il est. (L’express.fr : https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management) D’aucuns se défendraient alors de faire preuve de racisme, xénophobie ou d’intolérance, arguant d’une incompatibilité du candidat pour le poste proposé. Certes la législation en France, tout du moins, a progressé, mais la réalité est tout autre. Le rapport à l’altérité, que la mondialisation, sans dénoncer celle-ci comme un bouc-émissaire facile et de circonstance, a gommé au profit d’un individualisme triomphant, apparaît ainsi comme un des grands combats que les générations futures seront amenées à mener. Est-ce à dire que toutes formes de violences basées, sur le sexe, la religion, l’appartenance ethnique ou le handicap seront bannies de nos sociétés. D’aucuns l’espèrent. Mais racisme, xénophobie et antisémitisme se nourrissent avant tout d’ignorance et de vacuité intellectuelle. Et en la matière, le chemin semble encore long.

L’heure des comptes

La sortie progressive du confinement pousse les populations mondiales à s’interroger sur la pertinence des moyens déployés pour lutter contre le virus. Légitime ou non, la question invite les dirigeants mondiaux à s’expliquer. Non sans risque.

A l’heure où se déconfinent tour à tour les différents pays du monde, pleurant leur disparus, masques sur nez et avec la crainte de subir une des pires récessions mondiales jamais enregistrée, il est fort probable que vienne désormais l’heure des comptes. Présidents et Chefs de gouvernements savent que cette étape, incontournable, ponctuera leur mandat au risque de provoquer leur chute car la démocratie ne s’embarrasse pas de sentiments ou d’affect inutiles. Seul compte le bien et l’utilité communes. Or si la crise sanitaire et le confinement ont étouffé toutes contestations, ou si faibles qu’elles étaient à peine audibles, ces dernières vont désormais rythmer les semaines et les mois à venir avec une question lancinante : pouvait-on faire autrement ? L’interrogation bien que légitime a cependant un sens limité et pourtant d’aucuns ne retiendront que sa légitimité. A tort ou à raison, la question sera tôt ou tard posée et pour être au coeur des nombreuses échéances électorales à venir.

Panorama et fracture

Pour en comprendre l’émergence, un saut dans le passé s’impose. Il n’est pas gigantesque. Il remonte à deux mois en arrière, en plein mois de mars. Quel est alors le panorama global ? Une économie mondialisée au firmament de son activité, des places boursières dans une forme éblouissante, une menace terroriste jugulée, des taux de chômage en baisse constante dans les pays les industrialisés qui font alors penser que le plein emploi est atteignable sous peu. Encore quelques efforts et l’on touchera au but ! Et puis soudain tout s’arrête. Le vide et le néant s’installent sur un monde sans bruit et sans âmes qui vivent dans les rues. La mort rôde. Vertiges en cascade et sidération de masse. Au-delà de l’envolée lyrique, une réalité s’impose. Le confinement a généré des questions, a poussé les populations à s’interroger sur elle-même, sur leur mode de vie mais aussi sur ceux qui ont été élus ou choisis pour les diriger. (lemonde.fr :https://www.lemonde.fr/chroniques-de-la-presidence-trump) Alors que la fracture entre monde politique et société civile n’a cessé de s’aggraver au fil des années, présidents, chefs de gouvernements et autres ministres se sont retrouvés confrontés face à une situation inédite à laquelle, à leur décharge, ils n’avaient pas été formés. Mais pour nombre de nos concitoyens et de citoyens du monde, l’excuse de l’inexpérience et de l’inédit n’est plus valable, si tant est qu’elle le fut un jour. (Lesechos.fr :https://www.lesechos.fr/idees-debats)

Baptême et tribunal

Alors que, répétons-le, se profilent des jours sombres, l’avant covid-19 ressemblait presque à la Belle Epoque, celle qui fut ainsi nommée pour décrire les années précédents la Première Guerre mondiale en souvenir de sa prétendue douceur de vivre bien qu’elle fut aussi porteuse de difficultés oubliées a posteriori. Cette crise sanitaire, véritable baptême du feu pour nombre de dirigeants politiques, habitués à gérer des crises que l’on qualifieraient de classiques au regard de celle que nous venons de vivre, a révélé les forces d’hommes et de femmes souvent invisibles, la maladresse, la faiblesse ou l’habileté de ceux qui étaient en charge de responsabilités (lemonde.fr: https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05). Alors in fine, faut-il sacrifier sur l’autel des explications et des justifications des dirigeants pris de court ? Les urnes le diront et leurs sanctions, ou leurs assentiments, serviront de base à ceux qui un jour seraient confrontés à un tel évènement, proche ou éloigné dans sa forme, pour être ensuite à leur tour placés devant le tribunal des responsabilités et qu’émerge à nouveau la même question : comment aurions-nous pu faire autrement ?

Le temps des gourous

La popularité du chercheur Didier Raoult se mue en phénomène de société où se mêlent méfiance et admiration. Praticien pressé en mal de reconnaissance ou médecin aguerri, l’homme ne laisse pas indifférent au point de fasciner…ou d’agacer.

L’homme est passé du statut de médecin inconnu du grand public à celui de sauveur, et disons le franchement de gourou. Le professeur Raoult, si discret avant le début de la crise du coronavirus, a soudainement été élevé au rang de sauveur de l’Humanité car celui-ci prétendait, et prétend encore, détenir le médicament, la molécule miracle capable de guérir tout un chacun du covid-19 : la chloroquine. Depuis, nombre d’études, dont celle du Lancet, sont venues confirmer, infirmer ou pondérer les expériences menées par le professeur marseillais.(Lire franceinfo.fr : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie) Pour autant, l’enthousiasme, voire la ferveur presque iconique, qui entoure ce médecin charismatique à la dégaine de hippie égaré dans le XXIème siècle, n’est pas sans interroger sur le phénomène de dévotion qui nourrit l’image du praticien. Notre époque, visiblement en manque de repères, semble, pour une frange de la population en tous cas, s’être trouvée un gourou, éloigné du carcan étriqué de la recherche médicale et prêt à mettre au service du bien commun sa découverte. Didier Raoult n’est d’ailleurs pas le seul à avoir hérité de cette aura. Greta Thunberg, à sa manière, pourrait aussi très bien être affublée du titre.

Humanisme et contre-pied

Il est vrai que cette position, que d’aucuns qualifieraient d’humaniste, voire démagogique, à côté de la superpuissance des laboratoires pharmaceutiques lancés dans une course à la découverte d’un vaccin, tranche et étonne, pour ne pas dire agace. Est-ce à dire cependant que, par devers lui, le professeur Raoult incarne une forme de candeur et de désintéressement tels qu’ils poussent l’individu vers une popularité hors-norme ? Chacun apportera sa réponse à l’aune de ses convictions mais il est clair qu’il existe bien un phénomène Raoult. Entre Zorro et Jean Valjean, le professeur Raoult navigue dans les eaux troubles d’un anti-système qui séduit par sa fraîcheur, son contre-pied insolent à une communauté scientifique méfiante et une classe politique désemparée. (Lire lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/politique) Alors ? Gourou ou pas ? La question reste entière car devant l’ampleur de la pandémie et sa dangerosité, il conviendrait de ne pas spéculer sur quoi que ce soit, surtout pas sur les effets d’une molécule. Mais le professeur Raoult, que sa popularité ne semble pas émouvoir outre mesure, fidèle à ses convictions, illustre à sa manière une rébellion médicale qui contraste avec la doxa scientifique souvent absconse et incompréhensible pour le grand public. Et c’est peut-être là justement que se trouve le coeur du problème, l’homme a utilisé une molécule connue de longue date pour lutter contre un virus certes nouveau mais qui n’est pas invincible non plus.

Logorrhée et interrogation

Clairement, il a dédramatisé, essayé tout du moins, une crise sanitaire tout autant anxiogène de part sa nature que par le traitement politique et médiatique qui en a été proposé. Bercé par une logorrhée angoissante composé de mots forts tels que guerre, confinement, masque, contagion et autres distanciation sociale, Didier Raoult pourfendait l’atmosphère pesante et mortifère d’une crise inconnue. Se voulait-il rassurant ? Lui seul peut l’affirmer mais il est clair que ses affirmations sur les effets de la chloroquine ont ému, y compris au sommet de l’État, le président Macron se fendant courant avril d’une entrevue de près de trois heures avec l’homme providentiel. Et le Ministre de la Santé, Olivier Véran, saisissant même le Haut conseil de la Santé publique suite aux révélations du Lancet (Lire lefigaro.fr : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/) Que convient-il alors de penser de ce héros des temps modernes ? L’interrogation demeure. Une chose est certaine cependant, gourou ou pas, si Didier Raoult marche sur l’eau, transforme l’eau en vin et multiplie les petits pains, alors il aura dépassé le statut de gourou ! Quant à la chloroquine… ?

Le covid, la croissance et des questions

Entre reprise d’activité économique et réouverture des frontières, le Monde semble avoir repris le mode de fonctionnement qui prévalait avant la crise sanitaire. Mais ce réflexe interroge sur la pertinence d’une croissance porteuse de progrès et la soumission de l’Homme aux lois économiques.

D’aucuns le pensaient et le pensent certainement encore : la crise sanitaire actuelle doit être la passerelle vers un nouveau monde. La rhétorique commence pourtant à sentir le rance tant l’expression est utilisée pour tout et n’importe quoi. Mais admettons que la crise liée au covid-19 soit le moyen de passer d’un monde à un autre. Le confinement, le retour sur soi, la méditation, l’introspection, la dé-mondialisation,…bref ! Tout est prétexte à demander autre chose que ce que nous vivons depuis près de deux siècles, à savoir une course effrénée au profit, porteuse de confort et de progrès. D’ailleurs, nombre de dirigeants politiques de la planète ont appelé de leurs vœux, à commencer par le Président Macron, un changement de modèle économique, à une prise de conscience plus large et profonde des enjeux sociaux, humains et environnementaux. Certes !

Frontières et croissance

L’intention est louable mais force est de constater que la réalité est tout autre autre. Preuve en est, parmi tant d’autres, la réouverture des frontières de l’Italie aux voyageurs de l’Union européenne. La raison : le tourisme représente près de 17 % du Produit intérieur brut italien (PIB) ce qui, sans être un économiste de grand talent apparaît comme une part vitale de l’économie transalpine. En France, la réouverture des espaces touristiques (certes sous conditions) en attendant que vienne le tour des restaurants, des bars, des hôtels,…est actée car première destination touristique mondiale et pesant 7,5 milliards d’euros dans le PIB français, le tourisme fait figure de secteur vital. Et que dire de la réouverture des établissements scolaires sensée libérer les parents de leurs enfants pour mettre fin au chômage partiel indemnisé par l’Etat. En Allemagne, usines et services ont repris leur activité quand d’autres pays attendent impatiemment la date de leur déconfinement. Et la France, l’Italie ou l’Allemagne ne sont pas les seules à vouloir sauver leur économie. Le réflexe est humain et naturel mais interroge. La croissance économique est-elle aussi porteuse de progrès et de bien-être que l’on peut l’imaginer ? Un collectif d’intellectuels mobilisés depuis longtemps sur ces questions, le FAIR (Forum pour d’autres indicateurs de richesse) a jeté un pavé dans la mare pour questionner la doxa libérale (Le monde.fr : https://www.lemonde.fr/idees/article)

Main invisible et mondialisation

Ce même réflexe continue à interroger si l’on questionne l’Humanité devenue esclave de son économie et de ses impératifs alors que l’inverse devrait prévaloir. L’ancien monde, que beaucoup croyaient mis à mal par le coronavirus, est finalement en train de refaire surface, de reprendre ses droits et ses prérogatives. La main invisible décrite par Adam Smith, chantre de l’école classique économique, est sur le point d’avoir reposé son empreinte sur le quotidien. «La vie d’avant serait elle alors en train de reprendre? » s’étonnent certains. Il est encore trop tôt pour l’affirmer mais aborder la crise sanitaire comme une simple incident de parcours dans des économies intégrées pourrait aussi être un mode de pensée que certains n’écarteront pas. Ainsi et par exemple, la relocalisation des activités clefs, de certaines en tous cas, avancée par plusieurs dirigeants en réaction à la mondialisation débridée qui a privé une partie du monde de produits essentiels pendant la crise (masques, respirateurs,…) ne pourra s’effectuer avant plusieurs années qui seront autant d’espaces de négociations et de réflexions à la pertinence du débat suivi des faits. Une chose apparaît certaine à ce jour, la crise sanitaire a bouleversé un monde pétri de certitudes souvent assimilées à des principes fondateurs. (Lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/idees-debats) Reste à savoir si ce bouleversement n’était qu’une vague dans un verre d’eau, agaçante et fugace, ou un vrai bouleversement, profond et radical. Seule l’Histoire le dira… et donc le temps.

Acte II ou clap de fin ?

Parmi les premiers constats à dresser liés à l’actuelle crise sanitaire, l’accélération du temps politique. Alors qu’en France l’élection présidentielle n’aura lieu qu’en mai 2022, la campagne électorale pourrait soudainement prendre du vitesse inattendue. Explications.

Passée la période estivale, commencera à résonner, certes en sourdine, la musique insistante de la prochaine campagne présidentielle. Les plus détachés de la vie politique française argueront du fait que l’échéance 2022 est encore loin mais les plus investis politiquement sauront rappeler à l’opinion qu’il convient d’y songer dès à présent. Mais pourquoi tant de précipitation ? Parce que depuis le début de la crise sanitaire mondiale, et les conséquences humaines, sociales et économiques que nous connaissons (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/economie/video), le temps politique s’est soudainement et radicalement accéléré. Jusqu’alors bercé par le ronronnement d’une économie avançant à un train de sénateur, voyant régulièrement son taux de chômage baisser de manière encourageante, validant objectivement par là même la politique engagée par l’exécutif qui faisait mine cependant de ne pas voir émerger de nouvelles égalités, le président de la République Emmanuel Macron a été fauché en plein vol par un virus venu de Chine.

Commentaires et confinement

Entre improbabilité et sidération, Président de la République, Premier Ministre et Gouvernement ont essayé de faire face à la situation en diligentant un confinement massif qui n’a pas fini de générer commentaires et discussions. Il faudra désormais affronter l’après, c’est-à-dire la réaction à moyen et long terme des Français, privés de toutes relations humaines pendant deux mois, voire pour certains (et il est à craindre beaucoup) d’emplois et d’avenir à court terme. Est-ce à dire qu’en France, pays régicide, des têtes devront, au sens figuré, tomber ? Ce qu’Emmanuel Macron pensait être un acte II de quinquennat paisible, voire confortable, à même de faire digérer les réformes engagées et préparer en douceur une potentielle et future campagne présidentielle, va peut-être se transformer en clap de fin. Tout s’y prête : la détérioration de l’environnement économique, un virus insidieux car loin d’être éradiqué, des polémiques par dizaines sur les masques, les capacités d’accueil des hôpitaux, le retour des élèves dans les établissements scolaires…Bref ! Rien ne manquera pour savonner la planche du locataire de l’Elysée. Premier fusible désigné, le Premier Ministre. Mais rien ne le confirme ou ne l’infirme. Celui-ci verra son sort scellé en fonction du succès ou de l’échec du déconfinement. Tout semble donc réuni pour assurer une défaite électorale retentissante aux formes de sanctions.

Union sacrée et prophète

Mais il est aussi probable que la vacuité et la médiocrité des propositions avancées par l’opposition, la faiblesse idéologique des concurrents directs du président, l’urgence sanitaire nationale, l’union sacrée autour du Covid-19, l’action du président Macron à l’échelle européenne pour sauver tout ce qui pouvait encore l’être soient en revanche des armes objectives aptes à réduire la part de responsabilités de l’exécutif. Autres éléments qui pourraient jouer en sa faveur, le fait que jamais dans l’Histoire une telle crise sanitaire, réellement inédite, n’avait bousculé le monde et que Président de la République et Gouvernement ont agi sous la férule d’un conseil scientifique peut-être trop alarmiste pour certains, trop prudent pour d’autres. Seul l’avenir le dira (Lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/economie-france) Autre élément, le fait qu’en parallèle, doucement mais sûrement, la responsabilité de la Chine dans la propagation du virus sera certainement évoquée et certainement établie dans la période post-covid-19. Ainsi, prophète serait celui qui saura dire aujourd’hui quel sera l’état d’esprit des Français dans les mois à venir. Une chose est sûre en revanche, le covid-19, au-delà des modifications sociétales qu’il a généré, a aussi modifié le rapport que nombre d’entre nous entretiennent avec la politique qui ne dispose visiblement, in fine, que de peu de moyens face à la Nature.

Note : D’autres articles sont à retrouver en anglais sur le haute-lifestyle.com

De l’intérêt de l’indiscipline

Si le relâchement de la population à l’approche de la fin du confinement reste condamnable, il pousse aussi à s’interroger sur ce qu’attendent les Français au lendemain de la crise sanitaire.

Les Français sont indisciplinés ! Voilà qui n’étonnera personne. Mais cette indiscipline prend une tout autre valeur au regard de la période actuelle. Le déconfinement, qui semble désormais peser à une majorité d’entre-nous et ce d’autant plus qu’une date fixant son arrêt a été fixée, révèle pourtant aujourd’hui son efficacité. L’ensemble de la communauté scientifique, qui a par ailleurs appelé a son instauration, constate avec satisfaction combien celui-ci a permis au pays d’échapper à une saturation de ses services d’urgence et de réanimation. Reste toutefois à convaincre les Français de respecter les consignes visant à lutter contre le virus. (Lire france24.com: https://www.france24.com/fr/) Et l’indiscipline évoquée en préambule ? Qu’en est-il finalement ? Ne servirait-elle pas à l’arrivée à s’interroger sur ce que veulent réellement les Français pour l’après-covid-19 ?

Priorité et projet

Surpris, parfois sidérés, par l’engorgement des hôpitaux, multipliant les initiatives solidaires au risque de se contaminer, bravant les consignes gouvernementales pour aller aider un proche ou un parent, les Français dans leur ensemble affrontent le virus avec courage et certes, une dose de rébellion. En filigrane, la crise du coronavirus a révélé nombre de faiblesses latentes, connues mais souvent négligées ou irrésolues, de notre système de santé. Il serait inutile d’y revenir car la liste est longue. En revanche, se pencher désormais, quitte à en faire un projet politique étayé et financé sur ce que la crise a révélé et l’utiliser pour amender le système en question n’est pas farfelu. Il faudra certainement repenser et réorienter les recettes de la nation vers des priorités qui se sont avérées criantes. Lesquelles ? Elle se résume en trois thèmes : Santé, vieillesse, emploi. La première appelle désormais plus de fonds et de financements, d’ouverture de lits ou à défaut les moyens d’une meilleure prise en compte des patients en abandonnant, en ou en édulcorant, le discours libéral qui a longtemps servi de bréviaire aux tenants d’une gestion aride et sévère des comptes de l’hôpital. Cela signifie-t-il qu’il faut laisser filer les déficits ? Non ! Mais réorienter pour mieux dépenser n’est pas insultant.

Marginalisation et âge de raison

Le second, la gestion de la vieillesse s’impose comme une évidence. La marginalisation officieuse mais de fait des personnes âgées placées en EPHAD a sauté aux yeux de tous. Certes intégrés au système de santé actuel, ces établissements devront faire à l’avenir l’objet d’une attention accrue, avec par exemple, un droit de regard plus lourd des pouvoirs publics sur leur gestion administrative et sanitaire des lieux d’accueil. Le troisième, l’emploi. Si le spectre d’un retour du chômage de masse guette, il n’est pas obligatoirement gravé dans le marbre. Mais la crise a mis en exergue combien le télétravail était un substitut à nombre de déplacements, (confortant les thèses environnementalistes d’une consommation atténuée de carbone), pouvait générer de nouvelles formes d’activités en se basant sur un internet qui, grâce à cette crise, a atteint une forme d’âge de raison. Une chose semble quasi-certaine désormais, l’après covid-19 ne ressemblera pas à l’avant. A condition de savoir saisir l’opportunité qui nous est offerte.

Covid-19, nouveau compagnon de route ?

La gestion de crise sanitaire par le Président de la République et le Gouvernement suscite polémiques et critiques dont la pertinence interroge au regard du drame humain généré. Une réalité s’impose cependant : le covid-19 est entré dans notre paysage quotidien. Pour longtemps ?

Il y a d’abord eu l’inadaptation des structures de santé, puis les effets économiques du confinement, puis les modalités entourant la sortie du dit confinement, puis sur le retour des enfants dans les établissements scolaires et voilà qu’à présent une nouvelle polémique se dessine autour des masques et des tests à diligenter. Si la préoccupation est somme toute légitime vue l’ampleur de la crise sanitaire, celle-ci traduit aussi une forme d’habitude franco-française facilement assimilable à une forme d’inertie coupable. La question qui se pose alors est la suivante : est-il besoin de polémiquer sur le port du masque et leurs qualités respectives tout comme sur les tests ou sur les Agences régionales de Santé  ? (Lire lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/planete) Il appartiendra à chacun d’apporter sa ou son lot de réponses mais il apparaît simplement évident que l’un et l’autre deviendront dans les mois à venir indissociables et certainement, dans des situations bien définies, obligatoires.

Grippe et donne sanitaire

Pourquoi ? Et bien car, que ce soit en France ou ailleurs dans le monde, il faudra désormais apprendre à vivre avec le covid-19 comme nous vivons avec la menace saisonnière de la grippe. Ce virus, jusqu’alors inconnu, devenu en l’espace de quelques semaines l’objet de toutes les discussions, fait maintenant partie de notre paysage sanitaire, social et économique tant son apparition et ses conséquences vont bouleverser nos univers respectifs. Pour autant, accepter le fait que le coronavirus est dès à présent un élément à part entière de nos vies sera difficile à intégrer. Il suffit pour s’en convaincre de voir comment certains se moquent des conséquences ou des mesures de précaution à prendre pour s’en prémunir quand d’autres préfèrent confectionner leurs propres masques. Cette nouvelle donne sanitaire est dictée par au moins deux réalités : la jeunesse du virus au regard de l’ensemble de la sphère virale existant à ce jour ; sa dangerosité due à sa vitesse de contagion sachant qu’une personne infectée est potentiellement à même d’en infecter trois autres…

Antériorité et critique

Cette jeunesse, qui n’existe d’ailleurs pas, par définition, pour les autres virus connus pour lesquels nous disposons d’une antériorité à même de nous orienter vers les solutions sanitaires adéquates, guide à ce jour les recherches engagées afin de proposer rapidement un vaccin. Celui-ci, espéré par tous en 2021 ou 2022, revêt les aspects de la panacée face à la dangerosité du coronavirus : La recherche doit avancer à pas de géants en raison de sa dangerosité. Est-ce une réalité acquise pour l’Humanité ? Il faudra qu’elle le devienne car, répétons-le, le covid-19 fait désormais partie de nos vies quotidiennes et toutes polémiques sur les masques ou les tests apparaissent vaines au regard de l’urgence sanitaire mais conçues à dessein dans une optique de critique de l’action gouvernementale qui s’inscrit désormais dans une logique de déconfinement. (Lire lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/monde). In fine, une seule réalité s’impose, alors que seule 5,7 % de la population française (soit 3,7 millions d’habitants) a été infectée par le coronavirus : le covid-19 s’est invité à la table de notre quotidien.