Trêve des confiseurs !

A toutes et à tous, quelques mots très rapides pour vous informer que la chronique « J’ai un avis sur tout !…Ou presque ! » s’interrompt pendant les fêtes de fin d’année.

Celle-ci reprendra en tout début d’année 2022.

Et dans l’intervalle, joyeuses fêtes à tous !

La Nouvelle-Calédonie, jeu de grands dans le Pacifique

Comptant parmi les territoires les plus éloignés de la France d’outre-mer, la Nouvelle-Calédonie et son maintien dans la République représentait un enjeu économique, stratégique et diplomatique majeur pour l’Hexagone engagé dans une mondialisation de plus en plus agressive.

En décidant de rester dans le giron de la République française et d’ainsi tourner le dos à l’indépendance, fruit d’un processus initié en 1988 par les Accords de Matignon, le peuple néo-calédonien a, quelque part, redonné à la France une bouffée d’oxygène et ce après l’annulation par le gouvernement australien de la commande de plusieurs sous-marins au profit d’une alliance avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Plusieurs raisons expliquent le sentiment de succès éprouvé par la Présidence de la République. Tout d’abord, la capacité pour la Métropole de conserver, fut-il un des espaces les plus éloignés de celle-ci, l’intégrité du territoire dans une zone, le pacifique sud, objet de multiples convoitises, à la fois stratégiques et économiques. Stratégiques car la Nouvelle-Calédonie, carrefour naturel entre le Pacifique sud et la façade Asie-Pacifique, portée par la Chine et le Japon, est depuis de nombreuses années une cible de l’Empire du Milieu toute proche, intéressée pour des raisons économiques, par les ressources en nickel de l’île.

Valeur ajoutée et intérêts défendus

Métal précieux et convoité, utilisé dans la fabrication de nombreux composants électroniques, le nickel représente à ce jour le coeur de l’économie néo-calédonienne (La Nouvelle-Calédonie est le cinquième producteur mondial de Nickel avec 220.000 tonnes en 2019) et son principal attrait loin devant le tourisme. Ainsi, conserver la Nouvelle-Calédonie comme partie du territoire national permet-il à la France d’occuper non seulement un espace économique à forte valeur ajoutée mais aussi stratégique face à l’ogre chinois qui n’attendait que l’indépendance de l’île pour commencer à y implanter ses réseaux. Usant de la faiblesse des Etats ciblés, la Chine ambitionnait, comme c’est le cas sur le continent africain, de déployer par le biais d’entreprises satellites, pour contrôler la production de nickel, forme land-grabing (cairn.info : http://Un land grab chinois en Afrique sub-saharienne ? ) industriel qui aurait permis à Pékin de ne plus dépendre de puissances annexes au regard de ses besoins en matière première. Autre facteur de satisfaction généré par ce non à l’indépendance, la capacité de la France à montrer à ses alliés mais néanmoins concurrents commerciaux que l’Hexagone sait faire valoir ses intérêts y compris dans des zones où, a priori, celle-ci ne nourrit pas d’ambitions particulières.

Ambitions diplomatiques et prise de guerre

Or, en réaffirmant sa présence régionale par la décision du peuple néo-calédonien, la France confirme ses ambitions diplomatiques à l’échelle pacifique, à savoir jouer un rôle dans la régulation des échanges dans la zone en question, combattant de fait l’idée de laisser l’espace pacifique aux seuls Chinois et Nord-Américains. Plus qu’une victoire de la République, en tous cas présentée comme telle, c’est avant tout un succès diplomatique par procuration que la France vient de remporter. Victoire stratégique et économique, voire industrielle, le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République s’apparente aussi à une forme de prise de guerre dans la compétition que se livre les grandes puissances économiques mondiales pour le contrôle des matières premières notamment en période post-pandémie où pléthore d’éléments essentiels manquent. In fine, le non à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, minuscule territoire de l’hémisphère-sud confirme ce paradoxe de la mondialisation économique, décrit par Edward Lorenz en 1972, dans une maxime restée célèbre :  Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? Où comment la Nouvelle-Calédonie, en restant française, parvient à redistribuer les cartes géopolitiques de la région pacifique.

L’otage, la tentation et la faute

Investie candidate du parti Les Républicains, Valérie Pécresse devra composer avec les tendances les plus droitières de sa formation. Tout en refusant pour l’heure une compromission facile et totale, la présidente de la région Île-de-France risque pourtant de devoir se résoudre à la tentation identitaire. si elle souhaite conserver ses chances de victoire en mai 2022.

En annonçant vouloir réunir toutes les sensibilités politiques de la droite française, Valérie Pécresse, fraîchement élue pour représenter le parti Les Républicains lors de la prochaine élection présidentielle, se lance dans un exercice d’équilibriste qui pourrait aisément la pousser à délaisser une sensibilité plus qu’une autre, voire à se retourner contre elle. (Lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022) Pour paraphraser, sans son talent, le titre de l’ouvrage de René Rémond, Les droites en France, il apparaît comme évident qu’entre une droite libérale et républicaine incarnée par Valérie Pécresse et la droite identitaire et nationaliste d’Eric Ciotti, talonné par Eric Zemmour et Marine Le Pen, la droite française va avoir beaucoup de mal à s’unir derrière une seule et même personne, fût elle légitimement élue. Enjeux différents, objectifs différents, discours opposés en dépit de quelques porosités idéologiques voilà le portait dressé par Les Républicains, écartelés par la nécessité de rassembler toutes les sensibilités, sans pour autant donner l’image d’un parti aux abois prêt à tout, quitte à s’aliéner des électeurs ou des composantes aux propos incompatibles avec l’esprit de la République.

Discours et tentation

Prise dans un étau idéologique qui va progressivement se refermer sur elle, imposant de fait un durcissement du discours originel fait de signes d’ouverture, la candidate de droite sait qu’elle devra tôt ou tard céder à l’obligation identitaire voulue par une partie de la droite. Et là est la faute. Car si elle le sait, d’autres, ses ex-concurrents en interne comme en externe le savent aussi. Si les premiers peuvent utiliser cette arme pour la pousser à incliner son discours vers des tendances qu’elle réfute à demi-mot aujourd’hui, mais pour combien de temps, ses adversaires hors partie auront tôt fait de le lui reprocher. Ce dilemme idéologique, propre à la droite française, a longtemps, et hante encore aujourd’hui les rangs du parti conservateur. La tentation identitaire, séduisante car facile, généreuse car prompte à attiser les basses passions et les vils instincts des individus en mal de repères, cousine germaine d’un populisme sournois et agressif, reste un tabou chez une partie de la droite alors qu’il est aujourd’hui de plus en plus assumé par d’autres. Et c’est d’ailleurs ce qui risque de plomber la campagne de Valérie Pécresse, toute euphorique à l’idée de représenter la droite, pense-t-elle unie, à savoir cette incapacité à endosser cet héritage pour finir par être par dépassé par lui au point de perdre le contrôle de sa campagne.

Echec et otage

Nicolas Sarkozy avait, lors de la campagne 2012, tenté de s’aliéner les forces les plus droitières de son parti d’origine sous la férule de Patrick Buisson. L’échec de cette tactique s’était matérialisé dans les urnes. Mais dix ans plus tard, le paysage politique français a changé, radicalement mué, pour laisser place à des discours politiques décomplexés en raison de la désertion idéologiques des partis piliers de la démocratie et de la République. Toute investie qu’elle soit par une élection aux accents croquignolesques car n’épousant en rien les formes de primaires tout en s’attachant à en défendre l’idée et l’image, Valérie Pécresse se retrouve désormais plus otage de divisions politiques avec lesquelles elle devra composer que maître d’une campagne électorale dont elle risque, si ce n’est déjà le cas, de perdre la direction. Prise au piège par Eric Ciotti, Eric Zemmour (lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses) et Marine Le Pen, soucieuse de défendre l’image libérale républicaine du parti sans froisser l’électorat sensible au progrès social de centre-droit, la présidente de la région Île-de-France fait aujourd’hui plus figure de pantin que de candidat à même de l’emporter en mai prochain.

Le virus et l’agenda du monde

Confrontée à l’apparition d’un nouveau variant, source d’inquiétude de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Humanité partagée entre la nécessité de lutter contre la pandémie et ses obligations économiques vitales, reste otage d’un variant qui dicte son agenda.

Il faut bien l’admettre : la liste des variants du coronavirus semble ne jamais connaître de fin. Et le monde, à chaque apparition d’un nouveau virus muté, à l’image du Omicron, de trembler à l’idée de devoir encore se confiner comme ce fut le cas au printemps 2020. Pour autant, si la menace reste entière devant le variant Omicron, dont on sait finalement peu de chose, la situation n’est pas nécessairement identique à celle qui prévalait il y a dix-huit mois quand la planète, sidérée et stupéfaite, se confinait pour donner l’impression d’une terre désertée par les hommes. Forts de vaccins efficaces, produits en quantité industrielle, les différents pays de la planète encouragent leurs populations respectives à franchir le pas de la vaccination, transformant même pour certains la nécessité en une intolérable obligation jugée liberticide. Plusieurs raisons expliquent la volonté des pays concernés, tous à vrai dire, à vivement conseiller la vaccination.

Nouveaux virus

Des raisons sanitaires dans un premier temps. La planète, déjà confrontée à une crise écologique à la gravité croissante et exponentielle, qui pourrait elle-aussi générer l’apparition de nouveaux virus (notamment par la fonte du permafrost dans les régions circumpolaires telles que la Sibérie russe) n’a aucunement l’intention de combattre le virus pendant encore de longues années. L’idée maîtresse étant de l’éradiquer par la vaccination de masse qui, résultats à l’appui, fonctionne. La seconde raison, liée à la première renvoie cependant à une forme de pragmatisme teinté de cynisme qui veut que l’Humanité apprenne à vivre avec le virus et ce pour des motifs avant tout d’ordre économique. Porté par une croissance quasi-inédite depuis des décennies, croissance elle-même fruit des effets que l’on pourrait qualifier positifs de la pandémie, le monde et les grandes économies qui le composent ne souhaitent en rien voir se briser le cercle vertueux d’une croissance presque inespérée. Pour autant, cette dynamique économique a un coût et la récente COP 26 organisée à Glasgow en été le témoin et la victime. Or laisser se répandre ce nouveau variant pourrait effectivement enrayer le cycle économique mondial amorcé et que nombreux sont soucieux d’exploiter pour les années à venir.

Solidarité

La question qui se pose désormais est donc de savoir si, toute munie de vaccins qu’elle soit, l’Humanité, saura dépasser ses craintes et faire preuve d’une solidarité mondiale ? D’aucuns, parmi les plus optimistes, l’affirmeront sans débat, arguant du fait qu’il est dans la nature de l’homme de domestiquer son environnement et qu’une action mondiale sera la seule réponse à la pandémie, ce qui est objectivement juste. D’autres, plus pessimistes, se réfugieront derrière les expériences passées, où terrassée par des épidémies de peste ou de choléra, l’Humanité a vu les populations que la composent drastiquement se réduire, faisant passer la question de la solidarité au second plan. Pour l’heure, soucieux de contenir le variant Omicron sans altérer l’activité économique, les différents pays de la planète optent pour des restrictions raisonnables et prudentes, loin de celles qui avaient présidées au printemps 2020, mais dont on ne sait sur quelles autres mesures elles pourraient déboucher. Car c’est seulement l’évolution du variant qui le décidera, comme souvent depuis bientôt deux ans, lui qui dicte l’agenda du monde.

En arriver à ce stade…

Devenue incontrôlable, la violence qui gangrène les rencontres de football professionnels appelle à s’interroger sur les causes qui la génère.

La flambée de violence qui gangrène les tribunes des stades de football lors des rencontres de championnat de Ligue 1 paralyse clubs et instances dirigeantes. Mais passé le constat d’une dégradation de l’atmosphère des rencontres, se posent les raisons de tels incidents.

D’ici quelques semaines, voire quelques mois, les plus brillants sociologues et psychologues auront analysé les raisons sensées expliquer la flambée de violence qui gangrène les stades de football et plus particulièrement les rencontres professionnelles du championnat de Ligue 1. Ainsi, les derniers évènements en date, à savoir ceux qui ont amené à l’interruption définitive du match opposant l’Olympique de Marseille à l’Olympique Lyonnais le 21 novembre, viennent allonger une série déjà longue d’incidents à l’endroit des joueurs, quel que soit le club pour lequel ils évoluent. Au-delà de cette réalité qui interroge aussi sur la sécurité dans les stades pour les joueurs mais aussi pour les spectateurs venus paisiblement assister à une rencontre sportive, il convient surtout de s’arrêter, avant les sociologues, sur les motifs qui amènent ce type de supporteurs, qui n’en ont que le nom, et les raisons qui les poussent à de telles violences. D’aucuns, et de manière justifiée, parleraient de bêtise. Certes mais le terme est trop générique pour servir de seule explication.

Identitarisme et flux financiers

Jalousie sociale éprouvée à l’encontre de sportifs professionnels rémunérés dans des proportions et des volumes que ces mêmes supporteurs ne peuvent imaginer, même espérer percevoir dans leur existence ? Haine de l’équipe adverse et des joueurs qui la composent ? Forme d’identitarisme incarné dans l’équipe qu’ils supportent ? Les explications se multiplient sans qu’aucune ne s’impose clairement au point de former un ensemble de raisons dans lequel chacune se dispute. Pour autant, se pose désormais la question de la sécurité dans les enceintes sportives qui, force est de le constater, sont fréquentées par des individus qui n’y ont absolument pas leur place. Car cette avalanche de violence, qui salit le football autant qu’elle agit tel un répulsif à l’endroit d’un sport déjà décrié pour les flux financiers qu’il génère, renforce l’idée que le football contemporain se veut consubstantiel d’agitations et de heurts. Et il serait difficile de contester cette réalité au regard des ultimes agressions survenues ces dernières semaines. Alors que faire ? Interdire l’accès au stade à certains individus ? La solution n’est que ponctuelle car il seront remplacés par d’autres. Réduire les flux financiers dans le sport professionnel et le football en particulier afin de relativiser les enjeux ? Mais les défenseurs du professionnalisme répondraient que le football est aujourd’hui devenu un pan de l’économie mondiale via la notoriété commercialisée des clubs à l’audience internationale.

Faiblesse intellectuelle et vies insipides

Il est à craindre en revanche que cette violence ne soit que le reflet de celle qui prévaut dans le monde occidental depuis plusieurs décennies et qui se trouve décuplée pour de multiples raisons. La faiblesse intellectuelle de certains supporteurs qui voient dans le football professionnel un exutoire, facteur de reconnaissance sociale et d’aisance financière peut, avec précaution, être avancée comme un premier champ d’explication. Ainsi, incapables dans leurs propres vies, transparentes et insipides, d’attirer l’attention dévolue aux sportifs professionnels, ici de football, ces mêmes supporteurs expriment leur aigreur et leur frustration par une violence gratuite, facile et vécue comme une fierté. Plusieurs moyens existent cependant pour essayer de lutter contre ce fléau. L’éducation apparaît comme le premier rempart, celle-ci permettant à l’individu de prendre tout le recul nécessaire sur la réalité sportive et économique que le football professionnel englobe. Pour autant, si l’éducation est un rempart, celle-ci ne pourra cependant rien contre la bêtise et l’ignorance de certains supporteurs véritables verrues à toute pratique sportive.

L’Union européenne dans le mur

Face à une pression migratoire aujourd’hui exprimée sur sa frontière orientale, l’Union européenne se retrouve encore une fois confrontée à ses contradictions dans un jeu géopolitique mené par Vladimir Poutine toujours plus cynique.

En décidant la construction d’un mur entre sa frontière et la Biélorussie, la Pologne, illustre tous les paradoxes et toutes les ambiguïtés de l’Union Européenne face à la question migratoire. (lexpress.fr : https://www.lexpress.fr/actualite/monde) Car, même si en l’état, la crise en question est en sous-main agitée par la Russie et Vladimir Poutine, afin de semer plus encore la zizanie au sein de l’Union, l’afflux de réfugiés à la frontière biélo-polonaise pousse Bruxelles dans ses retranchements. Officiellement terre d’accueil et de partage, l’Union Européenne se voit ici confrontée à des nécessités, en tous cas présentées comme telles, de sauvegarde de son territoire, arguant du fait que ces réfugiés ont vocation à repartir dans leur pays d’origine car rien ne peut les attendre dans l’Union européenne. Terre cible de migrants désireux d’échapper à des conditions de vie indignes et à des existences précaires, régulièrement amenée à gérer des flux par les voies méridionales de son espace (Espagne et Italie) ou septentrionales (Nord de la France), l’Union européenne ne sait plus désormais comment aborder la question si ce n’est en cautionnant la position polonaise de construire un mur entre son territoire propre et la Biélorussie, ce qui revient à dire un mur entre l’Union européenne et la Biélorussie, accessoirement satellite de la Russie.

Murs et instrumentalisation

Il n’est d’ailleurs pas inutile de s’arrêter sur cette volonté, quand les peuples se sentent menacés, qu’ils le soient réellement ou pas, de recourir à un mur pour se protéger. Athènes, au Vème siècle av. J.-C. construisit elle aussi un mur allant de la ville au Pirée pour la protéger en cas de siège ou de guerre, l’Allemagne de l’Est vit s’ériger une nuit d’août 1961 un mur coupant Berlin en deux quand l’empereur romain Hadrien, au IIème siècle après J.-C. fit construire une muraille éponyme dans le nord de l’Angleterre pour protéger l’Empire des Scots, redoutables guerriers celtes opposés à l’omnipotence romaine. L’Histoire regorge d’exemple et la décision polonaise s’inscrit dans cette veine où coulent tout à la fois la peur d’une submersion et la volonté de protéger leur territoire. (cafes-thucydide.com : http://cafes.thucydide.com/Les-murs-dans-l-histoire.html) Pour autant, que ce soit dans l’Antiquité ou dans un passé plus récent, la question relative à la construction d’un mur ne peut s’appréhender que dans une optique géopolitique. Instrumentalisés à des fins purement et bassement politiques, au point d’en confiner au cynisme le plus glacial, la misère et le désespoir qui animent ces réfugiés ne sont en rien considérés comme tels mais écartés pour ne voir en eux qu’un moyen de pression visant à déstabiliser l’Union européenne, prise en étau entre ses fondements humanistes, ses réalités politiques, économiques et diplomatiques. Ainsi, en imaginant l’Union européenne comme une entité unique, défaite de frontières souveraines qui organisent chaque nation la composant, commence à se détacher le voile d’une matérialité il y a longtemps décrite par Tocqueville qui voulait que la politique extérieure des Etats était commandée par leur politique intérieure.

Espace et cynisme

Conscient de cela, la Russie et la Biélorussie savent par un jeu habile et pervers renvoyer l’Union à ses contradictions d’autant plus criantes en temps de pandémie car dans l’obligation de limiter les flux à des fins sanitaires, même si cette nécessité peut aussi servir de prétexte crédible. Pour autant, les Etats auront à terme raison de la pandémie et viendra le jour où il sera malaisé de se réfugier derrière elle pour justifier la fermeture de l’espace européen. Mais à Moscou et à Minsk, d’où partent les oléoducs remplis de gaz, si vitaux pour l’Union européenne, la question sanitaire ne semble pas être une préoccupation essentielle. Vladimir Poutine, agacé par la présence de l’Union Européenne à ses portes, via la Pologne, et par le traitement accordé à Alexandre Loukachenko, son allié biélorusse, par les Européens, prompts à le stigmatiser au nom de droits de l’homme bafoués, s’amuse avec cynisme, devant la situation, sachant pertinemment qu’aucun membre de l’Union n’osera décrocher son téléphone pour le tancer vertement. De son côté, Bruxelles au fait de la situation, laisse discrètement la Pologne construire son mur en protestant pour la forme contre les agissements d’Alexandre Loukachenko, tout en sachant les frontières de l’Europe de l’Est sont aussi poreuses que celles du sud et qu’il sera difficile, pour ne pas dire impossible d’entraver les flux migratoires, même en se claquemurant derrière de prétendues frontières hermétiques.

Un secret de Polichinelle

Dans un suspense qui tourne à l’évidence, le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour trace son chemin à travers une classe politique terrorisée par sa percée alors que tous les indices concourent à une future candidature de celui-ci.

Il est des suspenses haletants, d’autres qui se veulent intenables et qui tiennent in fine du secret de Polichinelle, éculé et pathétique. Ainsi pourrait-on qualifier celui qui entoure la possible candidature d’Eric Zemmour à l’élection présidentielle. Il n’est pas ici question de revenir sur la teneur du discours de l’ancien journaliste mais plutôt de s’attarder sur les raisons qui aujourd’hui concourent à sa future candidature. Indépendamment de propos tapageurs, polémiques, sexistes, misogynes et xénophobes où l’approximation et la déformation historiques se disputent avec une exagération grossière de phénomènes sociaux mal appréhendés dont le seul objectif est de péniblement crédibiliser une thèse générale fondamentalement creuse et erronée, la non-campagne, mais qui en a pourtant tous les aspects, d’Eric Zemmour tend à surfer sur la vague d’une potentielle candidature. Et l’homme de s’en amuser avec cynisme et mépris.

Auteur en tournée

Affolante pour la droite libérale et républicaine, épineuse pour l’extrême droite qui s’est trouvée un rival idéologique, effarante pour la gauche en mal de reconnaissance dans les couches sociales modestes habituellement tournées vers elle, cette potentielle candidature n’est pas pour déplaire à l’intéressé qui sait combien la non-officialisation de sa position lui est toujours plus profitable. Car s’il est difficile d’attaquer un auteur qui, de salons du livre en séances de dédicaces, d’interviews agitées en témoignages sulfureux défend son dernier opus sans jamais donner d’indication ou de signes interprétables comme le témoin d’un début de campagne ou de candidature, il est plus aisé de s’attaquer à un candidat déclaré. Pourtant à ce jour, il apparaît évident que l’ancien journaliste du Figaro revêt tous les atours d’un futur candidat et ce pour plusieurs raisons. Point d’informations exclusives mais simple déduction au regard des évènements qui se multiplient. Plusieurs raisons travaillent donc à cette candidature. La première est que si Eric Zemmour ne se déclarait pas, alors sa popularité et sa notoriété s’évaporeraient sans autre forme de procès. Ne nous y trompons pas, la fascination malsaine qu’exerce actuellement Eric Zemmour tient tout autant à un discours prétendant refléter l’état psychologique et social de la nation qu’à l’ambiguïté qui entoure sa potentielle candidature.

Pourfendeur de système

A défaut, Eric Zemmour retomberait dans une forme d’anonymat flasque et mou pour redevenir le trublion médiatique qu’il a toujours été alors que ce rôle ne semble plus lui convenir, celui-ci aspirant à une autre dimension. Deuxième raison qui pousse l’homme à se déclarer, le risque de perdre tout le crédit politique relatif acquis, ou supposé comme tel, au cours des derniers mois, au péril, en cas de non candidature d’être affublé de tous les qualificatifs désignant les veules et les pleutres. Or, le discours défendu par Eric Zemmour tend à le présenter comme le pourfendeur d’un système, à ses yeux vicié et obsolète, que lui seul est capable de régénérer. Troisième raison enfin celle qui relève de l’ego de la personne. Cet ego surdimensionné associe vanité et prétention de croire que la nation, présentée par Eric Zemmour comme assiégée et accablée par la pire des adversités, attend son homme providentiel, lui en l’occurrence. Au vue de ces trois raisons qu’il appartiendra à chacun de contester, d’agréer ou de compléter, il semble désormais clair que l’homme en question se portera candidat à la présidence de la République, convaincu de la pertinence de son combat perçu comme une mission salvatrice. Une dernière question s’impose désormais. Ces quelques lignes se révèleront-elles divinatoires ? Il ne reste qu’à attendre…

La Nature de l’Homme

Si l’ensemble des pays participants à la COP26 s’accorde sur la nécessité d’agir au regard de l’urgence climatique, l’enjeu du sommet relève plus de l’obligation d’élaborer un texte d’action commun, acceptable et réalisable par tous, que dans un constat dépassé et connu de tous de la situation environnementale.

Alors que se tient à Glasgow (Ecosse) jusqu’au 12 novembre la conférence internationale sur le climat (COP 26) d’aucuns s’interrogent sur ce qui a été fait ou sera fait pour limiter la hausse des températures mondiales afin d’éviter une situation climatique mondiale irréversible. Et si ces interrogations sont légitimes, la question à poser cependant n’est pas tant de savoir ce qui été ou sera fait mais plutôt de savoir qui aura envie de faire quelque chose. Il apparaît désormais bien inutile, et au demeurant bien hypocrite, d’administrer les bons et les mauvais points à telles ou telles nations qui brillent par leur action en faveur du climat (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/planete/article). Tout au plus peut on louer leur implication qui témoigne de leur prise de conscience et de leur volonté d’agir. Mais sur près de deux cents pays réunis en Ecosse, il faut admettre sans fard et sans détour que hormis de fracassantes et catastrophiques déclarations entendues par un auditoire poli et silencieux associées à de timides déclarations d’intention, c’est bien la volonté d’agir qui manque à ce jour. Dédain pour la cause environnementale ? Sous-estimation de l’urgence climatique ? Voilà deux questions qui pourraient expliquer la discrétion des pays représentés mais qui finalement ne figurent qu’en dernière place dans le classement de l’inertie de ces mêmes nations.

Révolutions vertes et monde post-industriel

La réalité est tout autre et la flambée, entre autre, des prix des énergies fossiles, en sont la parfaite illustration. Les pays développées, essentiellement occidentaux ou situés dans l’hémisphère nord, ne peuvent, en l’état, se permettre d’amorcer de révolutions vertes. Si les Etats-Unis, l’Europe et la Chine représentent à eux trois la moitié des émissions de gaz carbonique sur la planète (soit les trois zones commerciales mondiales majeures Europe – Etats-Unis – Façade asiatique), tous trois savent que leur prospérité commune et individuelle repose sur des logiques et des mécaniques industrielles carbonées et qu’engager un processus de transition écologique, même limité, serait porteur de ruptures économiques extrêmement risquées. Evoluant dans un monde post-industriel, où l’industrie lourde a cédé le pas à une tertiarisation des économies doublée d’une domination croissante des nouvelles technologies de l’information et de ses porte-étendards (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), les grandes puissances économiques mondiales se retrouvent acculées à un ensemble de réalités qui mettent en balance leur survie et celle de la planète, sachant que l’avenir de la seconde conditionne celui de la première.

Sacrifice et réponse

Plus qu’un nœud gordien, il s’agit très certainement du pire dilemme que l’Humanité ait jamais eu à trancher. Et pourtant, il faudra choisir ! Mais ce lourd sacrifice, et il l’est, renvoie l’Homme dans ses retranchements ultimes et vitaux, affranchis de tout confort prompt à garantir une existence bercée au rythme d’un progrès technique plébiscité mais ô combien destructeur d’un point de vue environnemental. Aussi, qu’attendre de ce sommet ? Les plus optimistes avanceront qu’un compromis sera trouvé ; les plus pessimistes que le point de non-retour est déjà atteint. Inutile encore de croire que la vérité est entre les deux. (lesechos.fr :https://www.lesechos.fr/monde) Car si une réponse à l’urgence climatique doit être proposée, elle doit être conçue pour et par tous, pays développés et non développés, chacun ayant des intérêts différents, parfois divergents voire opposés. C’est peut-être là que réside le véritable enjeu de ce sommet qui pour l’heure n’aura jamais fait qu’enfoncer des portes ouvertes. Elaborer une réponse commune dans un monde divisé, aux écarts de développement tels que pour certains la question climatique passe au rang des préoccupations secondaires, voire tertiaires. Faut-il les en blâmer… ?

Avoir ce que l’on mérite

Alors que les Etats-majors politiques sont pleinement entrés dans la campagne présidentielle, la question de la crédibilité et de la compétence de nombreux candidats se pose. Essai d’explication.

Pour débuter cette chronique, replongeons-nous, une fois n’est pas coutume au milieu des années quatre-vingt-dix, lorsque les idéologies encore empreintes de parfums d’utopie avaient encore cours. Ainsi, il y a presque trente ans, le paysage politique français se décomposait-il simplement, entre une droite libérale et une gauche progressiste qui se disputaient régulièrement le pouvoir, titillés l’un et l’autre par une extrême droite montante mais qui ne semblait pas réellement inquiéter les deux grands partis d’alors, le RPR et le PS. Chacun pouvaient, légitimement, présenter des candidats crédibles, compétents, cultivés et empreints du sens de l’Etat lors des grandes échéances électorales, notamment l’élection présidentielle. En 1995, les différents Etats-majors avançaient donc leurs pions et sondaient l’opinion afin de savoir quel candidat proposer aux électeurs en vue de l’élection devant se tenir la même année. Pour le RPR, ce fut, sans surprise, Jacques Chirac, qui sera d’ailleurs élu après une remontada restée dans l’histoire face à Edouard Balladur. Pour le Parti socialiste, ce fut, en revanche, à la grande surprise de nombreux électeurs, Lionel Jospin, arrivé en tête au soir du premier tour. On connaît la suite de l’Histoire.

Succession et faiblesse

Et trente ans plus tard, si le paysage politique a considérablement changé, il en est aussi de même pour ceux qui se sont déclarés candidats à la charge suprême. Les grandes figures de la politique nationale, Jacques Delors, Alain Juppé, Robert Badinter, Philippe Seguin et tant d’autres… se sont retirés ou ont simplement disparus, laissant derrière eux un désert que leurs héritiers, réels ou auto-proclamés ont du mal à fertiliser. Et dans l’attente de savoir si le président actuel sera candidat à sa propre succession, ce qui laisse peu de doute cependant, force est de constater que les forces en présence brillent par une affligeante médiocrité. Absence de vision, programmes économiques et sociaux flous, atermoiements et approximations sur la question environnementale poussent à s’interroger sur la qualité intrinsèque de chacun d’entre eux. Car s’il est devenu commun d’affirmer que chaque pays dispose de la classe politique qu’il mérite, cette allégation n’a jamais été aussi pertinente qu’en ce début de XXIème siècle. De toutes parts, l’échiquier politique ploie sous la faiblesse de candidats obsédés par les sondages et pétris de rancoeurs cuites et recuites. A telle enseigne que l’on pourrait aisément se demander si certains candidats n’ont pas été choisis par défaut. A gauche, Anne Hidalgo, s’est imposée face à Stéphane Le Foll, fidèle lieutenant de François Hollande, mais qui était un relatif inconnu pour l’ensemble des électeurs. Vainqueur d’une primaire sans valeur, Anne Hidalgo est aujourd’hui crédité de 5 % des intentions de vote. A vaincre sans péril,…

Inertie et incapacité

A droite, terrorisée par la montée en puissance de l’agitateur d’extrême droite, Eric Zemmour, Les Républicains ambitionnent, via un congrès national, de choisir un candidat capable de l’emporter tout en muselant l’attraction Zemmour. Mais avec quel candidat ? Valérie Pécresse, présidente de la région Île de France, Michel Barnier, ex-négociateur du Brexit, Xavier Bertrand, Président des Hauts de France ? Tous à couteaux tirés, pétris d’egos surdimensionnés, écartelés entre la nécessité de s’opposer à Emmanuel Macron mais sans trop pour éviter de froisser l’électorat de centre-droit mais tenus de porter un discours ferme pour éviter de nourrir la campagne de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour, si celui-ci se présente, la droite française brille par son inertie et ses contradictions idéologiques quand la gauche lui dispute une incapacité désormais chronique à tenir un discours social et progressiste nouveau. Dans un quinquennat qui s’achève sur fond de pandémie, il semble que les élites politiques françaises peinent à s’imposer dans un électorat fatigué de discours éculés et anachroniques au regard des enjeux actuels essentiellement liés à la transition énergétique. Alors qu’elles solutions apporter pour tenter de redynamiser une classe politique en panne d’idées, dépassée il y a cinq ans par le phénomène Macron et aujourd’hui l’incongruité Zemmour ? Peut-être que se focaliser sur les vides de nos sociétés plus que les pleins, qui le sont déjà depuis longtemps, pourrait faciliter cette redynamisation. Car c’est sur les vides que prospèrent les extrêmes. Donc…

L’Europe à la recherche d’une énergie nouvelle

Articulée autour des énergies carbonées, l’économie européenne souffre de la hausse des prix de l’énergie renforçant sa dépendance et attentant à son influence internationale. Photo : Floréalréal – DR.

Alors que la hausse des prix de l’énergie a mis en exergue la dépendance de l’Europe en la matière, les solutions pour réduire cette faiblesse ne semblent en rien immédiates. Et le Vieux Continent d’acter sa perte d’influence, otage de réalités à la dimension géopolitique.

La flambée des cours du gaz et du pétrole ont confirmé une réalité qui semblait s’être estompée alors que faisait rage l’épidémie de covid-19 mais sans pour autant totalement disparaître : la dépendance de l’Europe du point de vue énergétique. La faiblesse de la consommation pendant la pandémie avait relégué la question au second plan. Mais la reprise de l’activité et de la croissance notamment chinoise a relancé le débat non sans un certain cynisme. S’abreuvant de gaz russe (lesechos.fr : https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyse), et s’exposant par la même aux caprices de Vladimir Poutine qui use de la question énergétique comme levier d’influence géopolitique, victime de la hausse des cours du pétrole à l’échelle mondiale, prise en otage par les pays producteurs de pétrole (OPEP) tous aussi attachés que la Russie, qui fait d’ailleurs partie de l’OPEP, à l’influence que génère la production et la vente de pétrole, l’Europe se retrouve aujourd’hui acculée et obligée de recourir à des solutions internes coûteuses pour amortir l’emballement des cours. En France, chèque énergie, allègement des taxes et autres solutions existantes ou à venir sont désormais avancées pour éviter tout ralentissement économique dû à une facture énergétique trop lourde libellée en dollars et non euros.

Transition et impulsion

Pour autant, passé ce constat qui relève plus du leitmotiv que de la proposition de solutions, il convient désormais de s’interroger sur la position de l’Europe face aux producteurs d’énergie dans un contexte de transition énergétique et écologique acté. D’aucuns avancent que le nucléaire présente tous les atouts pour assurer une transition réussie tout en s’affranchissant des fluctuations des énergies fossiles. Certes mais que faire des déchets nucléaires, véritables poisons, dans tous les sens du terme ? L’éolien ? Là encore des levées de boucliers sont à craindre car bien qu’efficaces, les éoliennes se révèlent bruyantes et seulement adaptées à de faibles concentrations de populations. Reste l’hydrogène. Inépuisable, facilement concevable productible et sans résidus carbonés dans l’atmosphère, il se présente comme une solution miracle mais les chaînes de fabrication susceptibles d’en accueillir ne sont en rien encore adaptées et sont loin de l’être tant qu’une impulsion globale ne sera pas donnée dans ce sens. Esseulée dans la compétition énergétique et désarmée face à des Etats-Unis peu enclin à se lancer dans la bataille, face à une Russie et des pays producteurs de pétrole qui voient là l’opportunité de s’affirmer et d’exister à l’échelle internationale dans le jeu géopolitique, l’Europe est contrainte de subir une situation pour l’heure insoluble si aucune solution pérenne de substitution n’est pas trouvée dans les années à venir.

Influence et divergences

Perdant par la même une partie de sa crédibilité et de son influence, déjà l’une et l’autre faibles, à l’échelle mondiale, l’Europe se révèle bien plus passive qu’active sur ce dossier pourtant crucial au carrefour de l’économie, de la diplomatie et de la géopolitique. Sauf à imaginer une remise en question mondiale des intérêts de chacun au regard de la question énergétique, il est peu probable que l’Europe en devienne un acteur majeur. Avancer, comme le fait actuellement le président de la République, Emmanuel Macron, la solution nucléaire renvoie à des problématiques obsolètes de plus de quarante ans alors que la situation appelle à se projeter vers des solutions d’avenir pourtant elle-même discutables (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/10/18l) Et évoquer une remise en question mondiale des intérêts de chacun au regard de la question énergétique supposerait que soit aplanies toutes les divergences politiques, financières et diplomatiques qui éloignent les acteurs du marché de l’énergie. Ainsi, la dépendance énergétique de l’Europe n’est en réalité que l’arbre qui cache la forêt d’une impérieuse décarbonation de l’économie mondiale et ce dans les meilleurs délais. Poussés par cette nécessité désormais acquise, les pays producteurs de pétrole, de gaz ou de charbon entretiennent des cours élevés certes à des fins de rentabilité immédiates mais aussi à long terme, qui par procédé capitalistique d’accumulation, permettra de financer leur propre transition énergétique. Or, à cette heure, la question qui se pose n’est pas tant de savoir qui financera la transition énergétique mais plutôt qu’elles solutions seront à financer. Et pour l’instant….