La Vésubie pense au monde

L’épisode méditerranéen qui a frappé le sud-est de la France renvoie le pays à la gestion des effets des catastrophes naturelles dans un contexte désormais acté de réchauffement climatique. Et la question d’une remise en question mondiale de se poser.

Violent et cruel, l’épisode méditerranéen qui a frappé le sud-est de la France et plus particulièrement la vallée de la Vésubie marquera les esprits pour s’inscrire dans une liste de catastrophes naturelles à la gravité allant crescendo (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/planet) . Pour autant, passé les constats et le décompte macabre du nombre de victimes, se pose désormais les questions de la gestion future de ce type d’évènements climatiques amenés à se répéter. La première d’entre elles à émerger est naturellement celle de savoir si nous sommes prêts à affronter ces incidents afin d’assurer la sécurité des populations. D’évidence non. Certes la violence des pluies et la topographie de la vallée en question ont considérablement aggravé la situation mais il apparaît surtout que devant un climat en voie d’évolution, rares sont les agglomérations à être adaptées aux effets de ces accidents climatiques.

Priorité et exceptions

Or cette adaptation suppose pour les années à venir une remise à plat de l’ensemble des politiques urbaines dédiées à la construction individuelle et collective ainsi qu’une prise en compte désormais systématique des conditions environnementales propres à chaque région. L’intention qui doit à présent devenir une priorité risque cependant de se heurter à un obstacle majeur : le coût. Pour autant, le défi n’est pas seulement national, il est surtout mondial car les catastrophes naturelles ne sont pas l’apanage de l’Hexagone mais bien d’essence globale. Une vision auto-centrée accompagnée de solutions qui le seraient tout autant se servirait finalement à rien ou, au mieux, ne seraient pas de grande utilité. Le changement climatique désormais amorcé et dénié par certains esprits obscurs a trouvé dans cette catastrophe naturelle une de ses expressions les plus cruelles. D’aucuns argueront que les épisodes méditerranéens ne sont pas d’un point de vue météorologique des exceptions isolées mais l’ampleur et la puissance de celui vécu invite à l’humilité au regard des changements climatiques amorcés. (lemonde.fr : https://www.lemonde.fr/planete/article)

Anticiper et éviter

La prise de conscience attendue reste encore trop timide et quand bien même serait-elle de plus grande ampleur, celle-ci n’aurait certainement pas empêché le drame qu’ont vécu les populations de la vallée de la Vésubie. Mais, le propre de la politique étant d’anticiper, il n’est pas interdit de s’interroger sur la manière non pas d’éviter les épisodes climatiques de ce type mais comment réduire leurs effets sur les populations. Répétons-le encore, la solution ne sera pas hexagonale, la France n’étant en rien un parangon de vertu en matière environnementale ou de protection de l’environnement, loin s’en faut, mais bien globale et mondiale. Aujourd’hui, l’évidence qui se pose n’est plus de savoir comment éviter les catastrophes naturelles mais bien de savoir comment éviter leur effets et leurs conséquences.

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