La bonne méthode…

En se présentant comme un Président soucieux des seuls intérêts des Etats-Unis en poussant son pays vers un isolationnisme forcené, Donald Trump s’avère finalement être un interventionniste hors pair, agissant partout quand la patrie de l’Oncle Sam peut en bénéficier.

Lui qui se voulait l’incarnation de l’isolationnisme, l’héritier de la Doctrine Monroe, le voilà sur tous les fronts, soufflant certes le chaud et le froid mais finalement partout et presque incontournable. Donald Trump, président multi-cartes, se mue d’économiste en diplomate avec une facilité déconcertante, sans que soient garantis les résultats attendus a minima. Pour autant, en bombardant les installations nucléaires de l’Iran en soutien à Israël, en maintenant avec plus ou moins de fermeté son soutien à l’Ukraine meurtrie, en multipliant les crises avec pour seul but de pousser ses interlocuteurs à céder à sa volonté, le Président des Etats-Unis, a développé une politique interventionniste à rebours.

Pétrole et paix

Mais, ne nous y trompons pas, ces soutiens et ces décisions militaires ont tous en revanche un seul et même but : préserver la place des Etats-Unis dans le monde. Les bombardements sur les installations nucléaires iraniennes : couper court à l’intervention israélienne et s’assurer de cours du pétrole acceptables, les Etats-Unis étant de grands consommateurs d’or noir provenant d’Arabie Saoudite, pays sensible à la stabilité du Moyen-Orient. Son soutien à l’Ukraine, indépendamment de l’humiliation publique infligée à Volodymyr Zelensky ? Tenir tête à Vladimir Poutine afin de limiter ses velléités expansionnistes en Europe de l’Est. Il est donc clair que l’interventionnisme trumpien n’est pas guidé par la volonté d’instaurer la paix pour la paix, mais la paix pour la continuité des affaires et la stabilité politique de pays affichés comme de potentiels clients à l’avenir. En homme d’affaires qu’il es, pragmatique et cynique, Donald Trump, a compris que l’avenir de son pays passait part une diplomatie variable, préambule à de futurs profits.

Gaza et disparition

Guidé par la seule grandeur des Etats-Unis à travers le monde, face à une Chine toujours plus agressive sur le plan commercial, notamment en Afrique contient ô combien riche de ressources naturelles (Terres rares, pétrole, métaux précieux, uranium,…), les Etats-Unis de Donald Trump se pose en défenseur du droit des affaires et tant pis si Gaza se meurt sous les bombes (Notons que les Etats-Unis ne sont pas la seule nation à assister à la disparition voulue et planifiée de l’enclave palestinienne, voire plus, par l’État hébreu). Quel paradoxe donc, que l’Histoire retiendra peut-être comme tel, de voir un président ouvertement fermé au monde mais ouvert à ce dernier quand celui-ci se présente comme un éventuel débouché économique. Là encore les Etats-Unis ne sont pas les seuls à agir ainsi. D’autres nations s’y adonnent aussi avec plus de discrétion mais souvent avec les mêmes résultats. Dès lors, qu’elle est la bonne méthode ?

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